À la fin du Néolithique régnait en Europe centrale une étonnante diversité ethnique

·2 min de lecture

Des analyses génétiques permettent de révéler des phénomènes migratoires et des coutumes sociales jusqu'alors passés inaperçus dans l'historiographie traditionnelle. Les populations qui ont vécu en Europe centrale à la fin du néolithique et au début de l'âge du bronze sont ainsi beaucoup plus mélangées du point de vue ethnique que ce que l'on pensait et se sont même renouvelées plusieurs fois en quelques siècles seulement.

SÉPULTURES. À la fin du néolithique et au début de l'âge du bronze (de 4000 à 1700 avant J.-C. environ), l'Europe centrale a accueilli de nombreuses cultures archéologiques différentes, comme celle de la céramique cordée, ou celle d'Únětice, que l'on distingue et caractérise selon la position des squelettes et la forme des poteries retrouvés dans les sépultures. En se focalisant sur une région très précise, le nord de la Bohême, qui correspond essentiellement à la partie occidentale de l'actuelle République tchèque, une équipe de chercheurs de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste de Leipzig (Allemagne) est cependant arrivée à obtenir une image plus nuancée et plus dynamique de ces populations, révélant sur le plan local des migrations et des coutumes sociales jusqu'alors passées inaperçues. Leur étude vient d'être publiée dans .

La Bohême, terre d'accueil de différentes cultures

Grâce à la présence d'importantes voies navigables comme l'Elbe, la Vltava et l'Ohře, le nord de la Bohême est une zone privilégiée, à la fois riche en basses terres fertiles et située au carrefour de routes commerciales. Selon l'historiographie traditionnelle, elle aurait été peuplée à la fin du néolithique par une succession de groupes culturels, qui ont non seulement été à l'origine d'importantes innovations technologiques (la métallurgie, la roue, le chariot, la charrue, les forteresses, les tumulus), mais aussi idéologiques, comme en attestent des pratiques mortuaires très diversifiées, avec des variations significatives dans la position et l'orientation des corps, et la présence de biens funéraires dans des tombes désormais individuelles.
Mais, en réalité, ces cultures archéologiques, qui s'étendent sur une grande partie de l'Europe, ne se succèdent pas strictement, elles se chevauchent plutôt, géographiquement et temporellement. Afin d'en éclaircir les origines, les chercheurs de l'Institut Max Planck se sont essentiellement penchés sur trois groupes génétiquement et[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles