"À la fin du mois si c'est pareil, je serai obligé de m'arrêter !": dans Rome au ralenti à cause du coronavirus, les Italiens tentent de poursuivre leur activité

Bruce de Galzain

La vie semble s’être arrêtée en Italie. Au lendemain de l'interdiction par le gouvernement de tout rassemblement et alors que les déplacements doivent être évités, Italiens et touristes ont compris le message, notamment au cœur historique de Rome, la capitale, quasiment déserte.

>> Coronavirus : quatre questions sur la situation en Italie, où toute la population est désormais contrainte au confinement


La file des taxis s'étend sur plus de 200 mètres, du Tibre jusqu'à la place Navone. En tête de ligne Giuseppe, 61 ans, dont onze comme taxi, n'a jamais vu cela : il attend depuis trois heures et fait déjà ses comptes.

J'ai des dépenses fixes de 1 500 euros par mois, et la semaine dernière, j'ai gagné 190 euros en 6 jours. Vu ce qui se passe, même en vivant tout seul, je ne vais pas réussir à survivre.

Giuseppe

à franceinfo

"À la fin du mois si c'est pareil, je serai obligé de m'arrêter, car je ne pourrai même pas payer mes dépenses fixes...", se désole le chauffeur de taxi. Giuseppe essaie donc de travailler, mais il n'y arrive pas. C'est beaucoup plus facile pour Roberto, le technicien du Centre culturel français qui est fermé : lui en profite pour réparer ce qui ne fonctionne pas. "Je m'occupe des conférences, du cinéma, des concerts et nous avons tout arrêté, s'exclame-t-il. Je respecte la distance de sécurité d'un mètre mais je n'ai plus de collègue, je travaille seul et je dois dire que je travaille mieux parce qu'il (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi