À la Une: fin de la campagne présidentielle en Colombie

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Derniers meetings ce dimanche 22 mai pour les candidats à la présidentielle du 29 mai en Colombie, avant une semaine de silence. « Je suis certain que dimanche prochain nous changerons l’histoire de la Colombie », a déclaré hier le favori, Gustavo Petro, sur la place Bolívar de Bogotá. C’est à lire dans Semana, tout comme le discours plein d’émotion, selon le journal – ce malgré la pluie –, de Federico Gutiérrez au parc du Río à Medellín : « Nous allons remporter la présidence de la Colombie », affirmait celui qui, selon les sondages, devrait se qualifier pour le second tour.

Et Rodolfo Hernández, le chef d’entreprise indépendant qui, selon les mêmes sondages, le talonne ? Eh bien, il a décidé, note El Espectador, de « rester chez lui avec sa famille ». Ce qui ne l’a pas empêché de « prononcer par l’intermédiaire de l’application Zoom un discours dans le principal parc de Piedecuesta », sa ville natale, plus au Nord : « Nous sommes à deux doigts de l’emporter, rien n’est perdu », a-t-il affirmé. « Une manière atypique de refermer sa campagne », estime Semana.

Prêt pour la présidentielle ?

El Tiempo note que « le "Plan démocratie" a été activé, avec le déploiement de 80 000 militaires et 94 000 policiers », et que les Colombiens qui vivent à l’extérieur du pays ont déjà commencé à voter – ils sont près d’un million à pouvoir le faire. Mais selon la rumeur diffusée par le candidat Gustavo Petro, rapporte El País, le gouvernement voudrait repousser la présidentielle pour « provoquer des violences » et ainsi disposer d’une excuse pour que le gouvernement actuel reste en place. Rumeurs démenties par le président Iván Duque et son gouvernement dans La Vanguardia : « Nous demandons aux candidats et leurs équipes de ne pas faire de désinformation », a exhorté le ministre de l'Intérieur sur son compte Twitter.

Violents orages au Canada

Des orages ont frappé le Québec et l’Ontario samedi 21 mai, faisant neuf morts, d’importants dégâts et provoquant des pannes d’électricité, écrit Le Devoir. Deux villes d’Ontario ont déclaré l’état d’urgence. Dans l’une d’entre elles, plus de mille arbres sont tombés, relève le Toronto Star, dont les photos donnent la chair de poule : d’immenses arbres couchés sur des routes, des pelouses ou des maisons dont ils ont détruit une partie des toits et écrasé les voitures des occupants. De fait, huit des neuf personnes tuées l’ont été par des chutes d’arbres ou de branches.

Pour expliquer ce phénomène, le Toronto Star a interrogé un arboriste – une personne chargée de l’entretien des arbres : Tait Sala participe au nettoyage après la tempête, nettoyage qui, explique-t-il, devrait durer des semaines. Alors pourquoi tant de dégâts ? D’abord, c’est le printemps et le nouveau feuillage a donné une meilleure prise au vent. Et puis en ville, souligne Tait Sala, les arbres ont plus de place : ils ont donc plus de branches, elles sont plus longues et leurs connexions avec le tronc sont plus fragiles. Elles sont donc plus facilement arrachées.

Au Mexique, manifestation de migrants haïtiens

À Ciudad Juárez, près de la frontière avec les États-Unis, plus d’une centaine de ressortissants haïtiens, écrit Rezonodwès, ont manifesté devant la cathédrale de Chihuahua « pour solliciter la coopération des autorités mexicaines afin d’obtenir l’asile aux États-Unis ». En fait, explique le site d’information, l’Église catholique a ouvert un registre de signatures à remettre aux autorités mexicaines chargées de l’immigration, qui doivent ensuite l’envoyer aux autorités américaines. Or, affirme Rezonodwès, « les Haïtiens ne sont pas pris en compte et cela les a beaucoup bouleversés. L’Église a donc relancé l’enregistrement ».

En Haïti, les femmes « doublement victimes » de la guerre des gangs

Ayibopost a enquêté sur la situation des femmes déplacées par la guerre entre les gangs 400 Mawozo et Chen Mechan. Des femmes « doublement victimes », car elles « sont les plus pauvres, et elles sont majoritairement dans les quartiers défavorisés. Quand il y a ces conflits, ce sont d’abord elles qui en subissent les contrecoups », explique Carole Pierre Paul, féministe et ancienne responsable de l’association Kay Fanm.

La reporter Melissa Beralus s’est rendue à Clercine, une banlieue de Port-au-Prince, qui accueille des réfugiés. Elle a pu constater qu’il n’y a « aucune prise en charge qui tienne compte des spécificités de genre, dans l’aide reçue jusque-là », l’aide médicale entre autres : pas de serviettes hygiéniques dans les kits distribués, pas de visite de gynécologue pour la femme enceinte qu’a rencontré la reporter. Autre problème : entassées avec les autres réfugiés, les femmes manquent d’intimité, ce qui augmente leur vulnérabilité face aux violences, notamment sexuelles. En cas de viol, souligne Ayibopost, « les personnes concernées doivent se rendre à Delmas 31, dans un bureau de Médecins sans frontières ».

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