À la Une: droit à l’avortement, le projet de la Cour suprême mobilisera les démocrates

La presse nord-américaine continue de titrer sur la fuite d’un document interne de la Cour suprême qui s’apprête à annuler le droit à l’avortement. Le projet de décision rédigé par le juge conservateur Samuel Alito montre à quel point les républicains tentent de faire avancer leur agenda politique, écrit le Miami Herald. Selon le Washington Post, la perspective de l’abrogation de l’arrêt Roe v. Wade aura pour effet de mobiliser les défenseurs de l’IVG à six mois des élections de mi-mandat.

Une mobilisation qui affectera la campagne pour les législatives, tout en renforçant la division déjà importante de la société américaine, estime le journal. Jusqu’à présent, le scrutin de novembre prochain se présentait comme un référendum sur les deux premières années de Joe Biden à la Maison Blanche. Mais à présent, poursuit le Washington Post, la campagne pourrait se transformer en une bataille entre deux choix de société.

L’enjeu central : la dignité humaine

C’est ce que souligne le journal canadien Le Devoir. Les restrictions du droit à l’avortement touchent surtout les femmes qui n’ont pas les moyens de voyager et de se faire avorter dans un autre État. Parmi ces femmes, celles qui appartiennent « aux minorités noires ou latinos », qui n’ont pas d’assurances ou de statut légal.

« Ce qui ouvre la porte au recours à des méthodes d’avortement dangereuses ou mal encadrées », écrit Le Devoir qui précise que« plusieurs des États pressés d’interdire l’avortement sont aussi ceux où le filet social pour les femmes et les enfants est le plus médiocre et où les taux de pauvreté infantile sont élevés. Cherchez l’erreur », conclut le journal.

Extradition vers les États-Unis d’un chef de gang haïtien

L’extradition du chef du gang des 400 Mawozo est aussi commentée dans la presse américaine. Selon le Miami Herald, l’aggravation des violences attribuées au gang des 400 Mawozo a probablement accéléré le processus d’extradition de Germine Joly, alias Yonyon. « La plupart de l’argent obtenu grâce aux pratiques d’enlèvement et d’extorsion de fonds est allé directement dans les poches du chef de gang », écrit le Miami Herald. « L’argent lui a servi d’acheter des armes et de corrompre des policiers et des juges ».

Toujours d’après le Miami Herald, un autre objectif de l’extradition du chef des 400 Mawozo est de provoquer la panique au sein des bandes criminelles en Haïti. Car les autorités américaines, grâce à l’extradition de Germine Joly, peuvent en savoir plus sur le fonctionnement et l’organisation des gangs en Haïti, explique le militant des droits de l’homme Pierre Espérance au journal Miami Herald.

Un quartier de Port-au-Prince terrorisé par la guerre des gangs

La violence des gangs notamment dans le quartier de la plaine du Cul-de-Sac est aussi le sujet de l’éditorial du Nouvelliste. « Depuis le 24 avril, c’est toute la plaine du Cul-de-Sac qui s’embrase », écrit Frantz Duval. Des rumeurs « rapportent les plus graves atrocités. Des photos mexicaines circulent, des récits insoutenables se partagent », poursuit le rédacteur en chef, avant de souligner que « (…) ni la presse, ni les organismes de défense des droits humains, ni la Protection civile, qui avait établi un premier bilan, et ni la police, personne ne peut faire le décompte exact des horreurs ».

Selon le Nouvelliste, « la peur a remplacé la paix à la sortie nord de la capitale ». Et le journal de citer un responsable d’un syndicat de policiers expliquant que « () que la police, lors des affrontements avec les gangs, réagit avec ses faibles moyens. Nos policiers sont envoyés en mission avec leurs ongles », dénonce encore ce policier. D’après le Nouvelliste, « une dizaine d’enlèvements ont été répertoriés dans la région métropolitaine en ce début de mai ».

Tensions entre le gouvernement brésilien et la Cour suprême

Face aux attaques répétées du président d’extrême droite Jair Bolsonaro contre le processus électoral en laissant planer la menace d’une intervention militaire dans le dépouillement des bulletins, la Cour suprême était obligée de recadrer le gouvernement. C’est en Une de l’hebdomadaire Carta Capital.

Le président la Cour suprême a rencontré le ministre de la Défense qui lui a assuré que l’armée « s’engageait à respecter la démocratie brésilienne ». Le journal O Estado pour sa part note que cela fait deux semaines que le président Bolsonaro « renforce la crise » avec la Cour suprême, alors que le taux de chômage et de l’inflation ne cesse d’augmenter. Selon le site d’information G1, les Brésiliens ont perdu 30 pour cent de pouvoir d’achat en 5 ans.

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