À la Une: Donald Trump s’en prend à Mitch McConnell

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Dans un long communiqué incendiaire publié ce mardi 16 février, Donald Trump s’en est pris vivement à Mitch McConnell. L’ex-président accuse le chef de la minorité républicaine au Sénat d’être un « escroc ». Et Donald Trump prévient que lors des élections de mi-mandat en 2022, il soutiendra les candidats qui suivent sa ligne politique. Mais quelle est cette ligne politique ?

Le Washington Examiner la résume ainsi : « Sans les deux derniers mois abominables de sa présidence, l'héritage de Donald Trump ressemblerait à ceci : une refonte conservatrice du système judiciaire fédéral, y compris de la Cour suprême, un vaste programme de réformes fiscales et un projet de loi historique de réforme de la justice pénale. Et toutes ses réalisations n’ont été possibles que parce que Mitch McConnell les a fait adopter au Sénat », rappelle le journal conservateur.

Le Washington Post se penche lui aussi sur la question de savoir quelle est l’héritage que Trump voudrait voir porter par les candidats conservateurs en 2022. L’éditorialiste estime que si on se penche sur les mesures politiques prises sous la présidence Trump, on se rend vite compte que le milliardaire a annoncé puis décidé tout et son contraire. « Il n'y a donc pas d'héritage, pas de trumpisme », résume le Washington Post. Et ce constat devrait inquiéter les potentiels candidats trumpistes. Parce que « les voix des électeurs de Trump ne peuvent être gagnées par de pales imitations. Le seul moyen de convaincre les électeurs de Trump, c’est d'être Trump ».

Pourtant, constate The Hill, Mitch McConnell tente le tout pour le tout afin de permettre aux Républicains de se repositionner. Mais « la joute oratoire entre le dirigeant des conservateurs au Sénat et l’ancien président pourrait bien signaler le début d’une guerre fratricide qui risque d’affaiblir considérablement le camp républicain lors des élections de 2022 ».

Le New York Times est encore plus pessimiste : « La guerre fratricide au sein de la famille républicaine est déjà terminée. Le parti appartient désormais à Donald Trump, aussi longtemps qu’il le souhaite ».

Joe Biden dans le Wisconsin pour vanter son plan d’aide à l’économie

Joe Biden était hier en déplacement dans l’un des États-clés des élections : le Wisconsin. Le président « a pris les Américains à témoin en vantant les mérites de son gigantesque plan de sauvetage de l’économie de 1900 milliards de dollars », écrit le site canadien La Presse.

« Un plan qui, selon Joe Biden, créera sept millions d’emplois rien que cette année », renchérit le quotidien local Milwaukee Journal Sentinel. « Je prie pour avoir la capacité de faire pour le pays ce que vous méritez qu'il soit fait », a expliqué Joe Biden dans un théâtre de cette ville du Wisconsin. « J’espère que je mesurerai à chaque fois l’impact de mes décisions sur vos vies et j’espère aussi avoir un petit peu de chance dans mes choix ».

Les expulsions de migrants clandestins du sol américain se poursuivent

Ces décisions ne concernent pas que les Américains. Dès son arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier, Joe Biden avait signé un moratoire : le nouveau président promettait de suspendre pendant cent jours les expulsions de migrants clandestins. Cette mesure a été bloquée par un tribunal du Texas. En conséquence, les vols d’expulsion ont repris de plus belle, notamment vers Haïti.

Entre le 1er et le 15 février, 12 vols ont ramené des migrants haïtiens qui se trouvaient clandestinement sur le sol américain vers leur pays natal, rapporte Le Nouvelliste. « Plus de 500 Haïtiens ont ainsi été expulsés » sans « avoir eu la possibilité de demander l’asile aux États-Unis ».

Le Collectif Haïti France et des Haïtiens de Martinique demandent à Paris de cesser « le soutien complice » au régime de Jovenel Moïse

Ces migrants reviennent dans un pays plus que jamais en proie à l’insécurité et à une interminable crise politique. Dans ce contexte, les Haïtiens de la Martinique s’adressent à Emmanuel Macron, rapporte l’agence haïtienne Alterpresse. Les signataires de la lettre rappellent au président français l’insécurité, « les massacres dans les quartiers défavorisés », « l’irrégularité du processus électoral » et « la dislocation de l’état de droit » en Haïti. « Il est clair », estiment ces Haïtiens installés en Martinique, « que nous assistons en Haïti au retour des périodes les plus sombres de la dictature que nous croyions appartenir au passé ». Et ils demandent à Emmanuel Macron de ne plus « soutenir le régime incarné par Jovenel Moïse ».

Le Collectif Haïti France de son côté a décidé d’envoyer une lettre au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Une lettre également publiée aujourd’hui par Alterpresse. Le Collectif réclame la fin du « soutien complice de la France à un régime haïtien qui s’apparente à une dictature ».

Pérou : le Congrès met en place une commission parlementaire

Cette commission a quinze jours pour enquêter sur les passe-droits dont ont bénéficié des personnalités politiques pour se faire vacciner contre le Covid-19, rapporte El Comercio. Ce scandale, baptisé Vacuna-Gate, a provoqué ces derniers jours la démission de plusieurs membres du gouvernement péruvien.