À la Une: Donald Trump demande à la Géorgie de lui «trouver» des bulletins de vote

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La diffusion dimanche d’un enregistrement de Donald Trump, qui demande à un responsable électoral de « trouver » des bulletins de vote pour la présidentielle à son nom, a suscité une onde de choc à Washington.

« L’appel de Donald Trump à Brad Raffensperger, le républicain en charge des élections dans cet État du Sud pourrait violer les lois de l’État et les lois fédérales qui interdisent l’ingérence ou la tentative d’ingérence dans des élections », constate le New York Times. Plusieurs avocats et juristes, cités par le quotidien, estiment pourtant qu’il serait difficile d’engager des poursuites contre le président sortant. Entre autres parce qu’il faudrait « prouver que Donald Trump savait que les théories de fraude électorale de grande envergure étaient fausses ».

L’éditorialiste du Washington Post est bien plus affirmative. Pour elle, la forme et le fond de la conversation entre Donald Trump et Brad Raffensperger constituent bel et bien la tentative d’un « coup d’État ». Notamment, parce que le président a ouvertement menacé le responsable de Géorgie. Le journal insiste sur l’importance que de tels agissements de la part d’un président soient sanctionnés. Et il conseille à la justice de l’État de Géorgie de se saisir de l’affaire. « Cela aurait un avantage clair : Donald Trump ne pourrait pas recevoir une grâce fédérale pour les crimes commis dans l’un des États fédérés ».

Une nouvelle manche de cette bataille se jouera ce mercredi au Congrès

Les élus de la Chambre et ceux du Sénat doivent certifier le résultat de la présidentielle de novembre. Mais comme l’écrit le Wall Street Journal, « plus de 100 députés et au moins 12 sénateurs annoncent qu’ils s’opposeront officiellement au décompte du collège électoral. Cela créera un précédent dont les conséquences politiques à long terme risquent de miner la stabilité de la démocratie américaine ».

« Les recours de Trump pour interférer dans le décompte du collège électoral vont échouer – cette fois », estime aussi l’éditorialiste de USA Today qui prévient : « Néanmoins, cet épisode farfelu est dangereux, car il fournit un plan pour la prochaine fois. Et il y aura une prochaine fois puisqu’il est maintenant clair que dans le système de dépouillement des votes du collège électoral, un parti qui contrôle les deux chambres du Congrès peut installer son candidat à la présidence, quels que soient les résultats des élections si ses membres ont la volonté politique de le faire ».

Brésil : les hôpitaux privés tentent de se doter de vaccins anti-Covid

« L’association brésilienne des cliniques a annoncé ce dimanche l’achat de 5 millions de doses de Covaxin, développé et produit en Inde et approuvé pour une utilisation d’urgence dans ce pays asiatique », rapporte aujourd’hui le journal O Globo. « Selon le scénario le plus optimiste, le vaccin pourrait être disponible dans les cliniques au Brésil à partir du mois de mars ».

Équateur : l’état d’urgence anticonstitutionnel

En Équateur, le Conseil constitutionnel s’est prononcé contre l’état d’urgence instauré en décembre par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. « Par conséquent l’état d’urgence a été levé ce dimanche et avec lui les restrictions de circulation », rapporte El Comercio. Le président équatorien Lenin Moreno est intervenu à la télévision pour rappeler à ses concitoyens que le virus n’avait pas disparu pour autant. « Le gouvernement maintient d’ailleurs les autres mesures, comme l’enseignement à distance ou le télétravail ».

Haïti : arrivée de 165 000 barils de gasoil

Les autorités haïtiennes « ont annoncé l’arrivée d’un pétrolier avec à son bord 165 000 barils de gazoline », écrit Haiti Press Network. Depuis la fin « du mois de décembre, une pénurie a obligé les stations-service à fermer et de nombreux chauffeurs à immobiliser leurs véhicules ». Le précieux carburant devrait être distribué à partir de ce lundi, annonce le site internet haïtien.