À la Une: le discours à la Nation de Joe Biden

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Les journaux progressistes américains saluent unanimement le discours de Joe Biden. Ce « discours aurait pu être rempli de fanfaronnades », écrit le Washington Post. De fanfaronnades « sur l'adoption du plan de sauvetage, sur le fait que chaque Américain pourra se faire vacciner d'ici le 1er mai, sur la promesse que si tout va bien il sera peut-être possible de se réunir en famille et entre amis le 4 juillet et de célébrer une liberté durement gagnée. Mais le président n’a pas fanfaronné. Il n’a pas non plus brandi le document pour que tout le monde puisse voir sa signature sous la loi de plan de relance, comme l’aurait fait son prédécesseur ».

Non, renchérit de son côté le New York Times, « Joe Biden est un président qui transforme en profondeur la politique fédérale américaine. Il avance sur un agenda progressiste. Mais il le fait si calmement que cela suscite des bâillements, là où un président Bernie Sanders susciterait des hurlements », estime l’éditorialiste.

« Enfin, en la personne de Joe Biden, nous avons un président qui se soucie des autres », résume le quotidien USA Today avant de conclure : « Et ça, c’est un nouveau départ pour l’Amérique ».

Haïti : « coup de théâtre » au sein du gouvernement haïtien ?

D’après les informations recueillies par le quotidien haïtien Le Nouvelliste, le Premier ministre Joseph Jouthe aurait, selon certains, présenté sa lettre de démission, selon d’autres, menacé de démissionner. La raison pour ces « micmacs au sommet de l’État », comme les qualifie notre confrère Frantz Duval dans son éditorial du jour : « Une affaire de vitres teintées de véhicules. Pour lutter contre l’insécurité, le Premier ministre a ordonné leur interdiction sans passer par une disposition légale. Le palais (présidentiel) et ses alliés s’y opposent. La présence de Joseph Jouthe est-elle comptée à la tête du gouvernement ? La présidence est-elle en train de surestimer ses forces si elle croit qu’elle peut remplacer le Premier ministre en un tour de main? », s’interroge Le Nouvelliste avant de conclure : « L’État Moïse pose des mines sous les pieds de ses piliers ».

L'étau se resserre autour de la cheffe de l’opposition Keiko Fujimori.

« Le procureur général a requis 30 ans et 10 mois de prison contre la fille de l’ancien dictateur péruvien Alberto Fujimori », titre le quotidien El Comercio aujourd’hui. Keiko est accusée d’avoir financé sa campagne électorale de 2011 avec plus d’un million de dollars versés par le géant brésilien de la construction Odebrecht. Après plus de deux ans d’enquête, « le procureur poursuivra la cheffe du parti conservateur et quarante et une autres personnes pour les délits présumés de crime organisé, blanchiment d’argent, entrave à la justice et fausses déclarations », détaille le journal La Republica. Alors, « est-ce le début de la fin de Keiko Fujimori? », s’interroge le site péruvien APnoticias. À 46 ans, elle est en tout cas une nouvelle fois candidate à l’élection présidentielle en avril.