À la Une: Deb Haaland devient la première ministre d’origine amérindienne aux États-Unis

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La nomination de Deb Haaland à la tête du ministère américain de l’Intérieur est qualifiée d’« historique » par les journaux américains, à l’instar de The Hill. Pourtant la désignation de cette élue amérindienne pose aussi problème, constate le National Review « car Deb Haaland est déjà la troisième parlementaire à être nommée par le futur président. Et cela fragilise la majorité démocrate à la chambre des représentants », prévient le magazine conservateur. « Les démocrates passent ainsi de 222 à 219 élus en attendant que les trois sièges vacants soient pourvus ».

L’Afro-américain Michael Reagan au cœur de la lutte contre le réchauffement climatique

L’autre nomination qui fait couler beaucoup d’encre ce vendredi 18 décembre, c’est celle de l’Afro-américain Michael Reagan à la tête de l’EPA, l’Agence américaine de protection de l’environnement. « Dans les cercles des défenseurs de l’environnement, Michael Reagan, 44 ans, est tout sauf un inconnu », estime le New York Times ce matin. « Sous les présidences Clinton et Bush, il a déjà travaillé au sein de l’EPA en tant qu’expert pour la qualité de l’air. En 2017, il a été choisi par le gouverneur démocrate Roy Cooper pour diriger l’agence environnementale de la Caroline du Nord. À ce poste, Michael Reagan s’est forgé une réputation », souligne encore le journal qui poursuit : « en Caroline du Nord, il a organisé la plus grande opération de nettoyage de cendres de charbon jamais entreprise aux États-Unis. Il a aussi ordonné à la société chimique Chemours de nettoyer la rivière Cape Fear de substances toxiques. »

Mais Michael Regan a également fait l'objet de critiques. Selon certains il ne s'oppose pas suffisamment aux intérêts de l’agriculture et des grandes entreprises d’énergies fossiles, explique encore le New York Times avant de conclure : « Si confirmé par le Congrès à la tête de l’EPA, Michael Reagan aura le poste clé pour mettre en musique le plan d’action contre le changement climatique de l’administration Biden. »

Et pour cela « il possède un atout de taille », ajoute de son côté le Washington Post : « il a l’habitude de travailler avec les deux bords politiques, comme en Caroline du Nord, où le gouverneur est démocrate alors que le Congrès de l’État est entre les mains d’une majorité de républicains. »

Le Venezuela condamné ce jeudi par la Cour interaméricaine des droits de l’homme

Selon les juges, le régime vénézuélien est responsable de la mort de sept détenus de la prison de Vista Hermosa dans l’État de Bolivar, rapporte Tal Cual. Le quotidien rappelle que les faits remontent à 2003, quand la garde nationale est intervenue dans ce centre de détention. La Cour interaméricaine des droits de l’homme a stipulé que le gouvernement vénézuélien, qui a reconnu les faits comme étant des « actes de justice arbitraire », doit payer des réparations aux familles des détenus tués.

Pourquoi Haïti ouvre une ambassade au Sahara occidental ?

À la Une du site d’investigations Ayibopost, cette interrogation aujourd’hui : « Pourquoi Haïti ouvre une ambassade au Sahara occidental en violation du consensus international ? »

Dans la foulée de la décision américaine de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, Haïti est devenu lundi dernier « le premier pays non africain, et le premier État non arabe à inaugurer officiellement un consulat dans ce territoire contesté », rappelle Ayibopost qui poursuit : « officiellement, l’administration du président Jovenel Moïse veut marquer "le retour de la diplomatie haïtienne en Afrique", selon un communiqué publié le 14 décembre par le ministère des Affaires étrangères. Cependant, la décision reste curieuse », estime le site d’informations. « Haïti avait déjà un consul honoraire au Maroc et ce pays compte de nombreuses villes qui auraient pu accueillir le consulat, en dehors des territoires contestés. »

« Haïti s’est transformé en serviteur de l’administration Trump », fustige le journaliste Kim Ives dans les colonnes d’Ayibopost. Selon lui, le président Jovenel Moïse « dépend à 100% de l’administration Trump pour sa survie politique et économique, raison pour laquelle il fait tout pour rester dans ses bonnes grâces. »

Et cette nouvelle ambassade d’Haïti pose de nombreuses questions. Y a-t-il eu « des pressions américaines » sur le gouvernement haïtien ? Combien de personnels compte cette nouvelle ambassade et qui les paye ? À toutes ces questions, ni l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, ni le ministère haïtien des Affaires étrangères n’ont souhaité répondre, constate Ayibopost.