À Davos, les colères de Greta Thunberg et d’Al Gore

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AFP/montage Huffpost

INTERNATIONAL - Les coups de gueule se multiplient à Davos. L’ex-vice-président américain Al Gore, la militante écologiste Greta Thunberg, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres... Tous avaient des messages à faire passer face à l’urgence écologique ces mercredi 18 et jeudi 19 janvier lors du Forum économique de Davos.

Mercredi, l’ancien candidat à la présidentielle américaine Al Gore a fait part de sa colère face à la xénophobie contre les réfugiés climatiques, après avoir évoqué l’augmentation du niveau de la mer ou encore la sécheresse qui pourrait pousser jusqu’à un milliard de personnes à fuir leur lieu d’habitation.

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« Regardez à la xénophobie et à la tendance politique autoritaire qui a émergé après seulement quelques millions de réfugiés (climatiques). Que se passera-t-il quand ils seront un milliard ? Nous perdrons notre capacité à gouverner dans ce monde », s’est-il emporté.

Greta Thunberg appelle à « une pression publique massive »

Jeudi, c’était au tour de la suédoise Greta Thunberg, arrêtée deux jours plus tôt pour avoir protesté en Allemagne contre l’extension d’une mine de charbon, de mettre le poing sur la table. Lors d’un événement organisé en marge du sommet, elle a accusé le Forum de réunir « les gens qui alimentent le plus la destruction de la planète ». Il est « absurde » de les écouter, a-t-elle estimé, appelant à une « pression publique massive » contre les énergies fossiles.

Davos est « l’endroit où sont les gens qui alimentent le plus la destruction de la planète, les gens qui sont en plein cœur de la crise climatique, les gens qui investissent dans les énergies fossiles... », a-t-elle relevé, les accusant de mettre la « cupidité » et « les profits économiques à court terme au-dessus des gens, et au-dessus de la planète ».

« Les changements dont nous avons besoin ne viendront probablement pas de l’intérieur. Je crois plutôt qu’ils viendront de la base », a-t-elle encore dit. « Sans une pression publique massive venant de l’extérieur, (...) ils continueront à investir dans les énergies fossiles, ils continueront à sacrifier les gens pour leur propre profit. ».

« Il y en a marre », dénonce Helena Gualinga

Greta Thunberg était accompagnée de trois autres militantes pour le climat : l’Équatorienne d’Amazonie Helena Gualinga, l’Ougandaise Vanessa Nakate et l’Allemande Luisa Neubauer. Elles sont arrivées à Davos avec une pétition lancée cette semaine réclamant l’arrêt par les multinationales de l’exploitation des énergies fossiles. Le texte avait réuni plus de 870 000 signatures mercredi soir.

Helena Gualinga a également poussé un cri d’alarme à Davos. « Il y en a marre », a dénoncé cette militante, qui est aussi l’un des nouveaux visages de la mobilisation contre le changement climatique. À 20 ans, elle est devenue la porte-parole de sa communauté Sarayaku, en Amazonie équatorienne, qui réclame des droits et plus d’autonomie face à l’État et aux grandes compagnies pétrolières.

Comme elle, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a accusé mercredi « certains géants pétroliers » d’avoir « colporté le grand mensonge » en cachant les informations dont elles disposaient sur le réchauffement climatique.

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« Certains producteurs d’énergies fossiles étaient parfaitement conscients dans les années 1970 que leur produit phare allait faire brûler la planète », a-t-il affirmé. Une référence notamment au grand groupe ExxonMobil qui avait connaissance des effets de son activité sur la planète grâce à des prédictions très justes, mais gardées sous silence.

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