À la Une: Daniel Foote, l'ancien émissaire des États-Unis en Haïti auditionné devant le Congrès

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Pour le journal Le Nouvelliste, Daniel Foote a tiré à boulets rouges sur la politique américaine en Haïti. « J’espère que les États-Unis cesseront de soutenir le gouvernement Henry. Je crois que les groupes sont très proches d'un accord, tant que les États-Unis n'insistent pas sur l'implication d'Ariel Henry », a déclaré l’ancien diplomate cité par Le Nouvelliste. Daniel Foote qui a plaidé aussi pour une meilleure implication de la société civile dans le choix du nouveau gouvernement. Un gouvernement qui pourrait d’ailleurs très bien se passer d’Ariel Henry, d’après l’ancien émissaire des États-Unis.

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Les enfants oubliés de Martissant

Un autre sujet qui fait la Une du Nouvelliste, c’est l’impossible rentrée des classes pour les enfants de Martissant. Une rentrée qui n’a pas eu lieu pour les enfants des parents déplacés du quartier de Martissant à Port-au-Prince, vous savez ce quartier qui est en proie à une guerre entre gangs armés. Selon Le Nouvelliste, « ils sont environ 300 enfants en âge de scolarisation logés depuis le 1er juin au centre sportif de Carrefour », dans la grande banlieue de Port-au-Prince. « 300 enfants qui, trois semaines après la rentrée des classes, n’ont toujours pas la possibilité de retourner à l’école. »

Le journal a recueilli le témoignage de l’un d’entre eux, Evens, 12 ans. « Ce n’est pas la faute à ma mère si je ne peux pas retourner à l’école », dit-il. « Avant le début de la guerre à Martissant, elle faisait tout pour nous envoyer, ma petite sœur et moi, à l’école ». Une autre élève, Julia, 17 ans, s’adresse directement aux autorités avec ce « message profond »,comme l’écrit Le Nouvelliste : « Nous voulons retourner à l’école. C’est là notre place. Nos parents ne peuvent pas rester indéfiniment au centre sportif de Carrefour. Je demande au gouvernement de penser à nous… »

Dialogue de sécurité entre le Mexique et les États-Unis

Une délégation américaine de haut niveau est attendue ce vendredi au Mexique. Le secrétaire d’État Anthony Blinken doit rencontrer entre autre le président Andres Manuel Lopez Obrador pour relancer un nouvel accord-cadre sur la sécurité. Au cœur de cet accord, l’initiative dite de Merida, une stratégie de coopération entre les deux pays pour lutter contre les crimes et les trafics en tout genre.

Cette coopération date de 2008, mais les résultats sont jugés décevants des deux côtés. D’après le journal Milenio, l’objectif du nouvel accord est de s’attaquer aux causes de la criminalité au Mexique et d’utiliser l’intelligence artificielle pour la combattre. Autre sujet au menu de la rencontre mexico-américaine, la question de la migration clandestine, rapporte le site de la chaîne CNN.

Une reprise de l’économie inégale aux États-Unis

L’économie décolle à nouveau après la crise du Covid-19. Mais certaines catégories de salariés ne bénéficient pas de ce boom. D’après le Washington Post, des millions d’Américains qui ont été licenciés pendant la pandémie ont retrouvé des emplois. C’est notamment le cas pour des salariés diplômés, écrit le journal. Mais d’autres ont été laissés sur les carreaux : les Afro-Américaines et ceux qui n’ont pas fréquenté l’université.

Le Washington Post parle d’une reprise inégale, liée à des inégalités structurelles comme l’accès à internet ou la garde d’enfants. Pour l’instant, le taux de chômage parmi les Afro-Américains est deux fois supérieur à celui des Blancs, souligne le quotidien. Le Washington Post cite une afro-américaine, Jasmine Yates, qui habité à Houston au Texas et qui cherche depuis des mois un travail. Faute de diplômes, elle postule des emplois peu qualifiés et se trouvent en concurrence avec des centaines d’autres demandeurs.

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