À la Une: un départ de l’armée américaine qualifié de désastre

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Le départ précipité des derniers soldats américains, qui ont quitté l'Afghanistan lundi soir avec 24 heures d'avance, met fin à leur plus longue guerre et près de 20 ans de présence américaine dans le pays. Un départ qui a été fêté par des tirs de joie et des balles traçantes par les talibans et qualifié de désastre par une grande partie de la presse américaine. « Un désastre moral », titre même le Washington Post qui revient dans son éditorial du jour sur les milliers de personnes abandonnées par les États-Unis avec ce départ précipité.

Certes 122 000 personnes ont pu quitter le pays depuis la fin du mois de juillet, mais des milliers d'autres que le président Joe Biden jugeait « vulnérables » n’ont pu être évacué à temps. La faute n’est pas imputable à l’armée américaine, ni au personnel diplomatique qui ont fait preuve de courage et de professionnalisme, estime le quotidien, mais aux erreurs stratégiques et tactiques du président Joe Biden et de son administration.

Un constat également partagé par le New York Times. Le journal compare par ailleurs le départ des Soviétiques – qui n’avaient laissé que des carcasses derrière eux – à celui des Américains – qui ont laissé des armes, des véhicules et tout un tas d’équipements qui serviront aux talibans durant les prochaines années. USA Today s’inquiète pour les ressortissants américains encore présents sur le sol afghan et les Afghans qui ont aidé les Américains et qui n’ont pu quitter le pays. Désormais, maintenant que la puissance militaire américaine est partie, seule la diplomatie pourra les sauver. Un désastre qui restera longtemps ancré dans les mémoires, selon le Washington Post.

La crise afghane pourrait coûter cher à Joe Biden

C’est ce qu’estime le quotidien canadien The Star qui rappelle que déjà dimanche dernier un sondage Ipsos pour ABC News rapportait que moins de quatre Américains sur dix soutenaient la gestion par l’administration Biden du retrait d’Afghanistan. Et ce départ précipité, 24 heures avant la date prévue, pourrait bien faire passer Joe Biden sous la barre des 50% de taux d’approbation, ce qui serait une première depuis son investiture en janvier dernier, estime le quotidien. Même si The Star partage le constat que tout a été fait pour mener à bien les évacuations, il déplore le chaos qui était pourtant prévisible. Une crise qui risque donc de coûter cher à Joe Biden même si, ironie du sort, le consensus politique régnait encore il y a quelques semaines concernant ce retrait d’Afghanistan.

Une caravane de migrants bloquée par les autorités mexicaines

Ce lundi les autorités mexicaines ont bloqué une caravane de migrants, pour la plupart sud-américains, mais aussi composé de ressortissants haïtiens, qui tentait de rallier la frontière américaine. Environ 500 membres des forces de l’ordre ont bloqué, ce lundi, l’avancée de cette caravane qui compte environ 300 migrants, parmi lesquels de nombreux enfants, annonce ce matin El Universal.

L’opération s’est déroulée dans le sud du pays, dans l’État du Chiapas, non loin de la ville de Tapachula d’où était parti le week-end dernier cette caravane. Une opération qui faisait suite à une précédente tentative pour bloquer l’avancée de ce groupe de migrants et qui avait fait l’objet de forte critique pour la violence employée par certains agents. La Jornada annonce d’ailleurs, ce mardi, la suspension de deux agents de l’Institut des migrations nationales qui avaient frappé un migrant lors de cette précédente opération.

La session de clôture de la Conférence citoyenne en Haïti perturbée

En Haïti, la session de clôture de la Conférence citoyenne, qui devait permettre la signature d’un accord pour une solution haïtienne à la crise politique, a été perturbée par des manifestants. Ces derniers ont tenté, ce lundi, d’intimider les participants à l’enregistrement de signatures d’approbation de cet accord politique détaille, ce mardi, le site Alter Presse. Une tentative veine selon le site d’information. Ces manifestants estiment que Joseph Lambert, le président de ce qu’il reste du Sénat, comme l’écrit Le Nouvelliste, est le président légitime du pays.

Joseph Lambert, quant à lui, a tenu à prendre ses distances après ces échauffourées. Il a exprimé son indignation et a apporté un démenti formel et catégorique à toute implication à ces actes qu’il qualifie de vandalisme. L’irruption bruyante de ces militants ne va pas pour autant mettre à mal ce processus de signature, estiment de nombreux acteurs interrogés par Le Nouvelliste. Un système de signature électronique doit d’ailleurs être mis en place pour accélérer le processus qui doit permettre de sceller un accord politique pour une transition rapide et l’organisation d’élection, selon Ariel Henry, le chef du gouvernement par intérim.

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