À la Une: les Cubains continuent de fuir leur pays vers les États-Unis

De plus en plus de Cubains tentent de fuir leur pays par bateau, vers les États-Unis. Un phénomène qui inquiète les autorités américaines. Plus de 50 personnes, réparties en six groupes différents, sont arrivées en Floride au cours du week-end dernier. Toutes ont pris la fuite dans des embarcations de fortune, selon le Miami Herald. Le journal précise toutefois que la majorité des réfugiés sont, en général, directement interceptés en mer et renvoyés à Cuba.

Depuis octobre dernier, les garde-côtes américains ont ainsi empêché plus de 1 600 Cubains de débarquer en Floride. D’après Ramon Saul Sanchez, un militant anti-castriste basé à Miami, les autorités de La Havane encouragent cet « exode cubain ». L’objectif est de créer des tensions internes aux États-Unis à six mois des élections de mi-mandat.

Toujours selon ce militant cité par le Miami Herald, les Cubains vont continuer à fuir leur pays. « Ils sont désespérés, certains n’ont plus d’eau potable, le gouvernement coupe fréquemment l’électricité, il n’y a plus de médicaments ». Ramon Saul Sanchez estime que les autorités de Floride devraient se préparer à accueillir encore plus de Cubains dans les mois qui viennent.

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Au Mexique, la violence contre les journalistes se poursuit

Deux reporters ont été assassinés hier lundi dans l’État de Veracruz. Il s’agit de Yesenia Mollinedo, directrice du site d'informations El Veraz, et de la caméraman Sheila García. Les deux femmes ont été abattues alors qu’elles se trouvaient dans une voiture sur le parking d’un supermarché, écrit El Universal. L’Association pour la protection des journalistes à Veracruz a demandé aux autorités que l’enquête se concentre sur l’activité professionnelle des journalistes comme mobile du crime. Ce double homicide intervient quatre jours seulement après l'assassinat de Luis Enrique Ramírez, éditorialiste du journal El Debate, dans l'État du Sinaloa. Au total, onze journalistes ont été tués au Mexique depuis le début de l’année, selon l’organisation Reporters Sans Frontières.

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L’ex-président Lula se lance dans la campagne pour un troisième mandat

Deux jours après avoir déclaré sa candidature, le vétéran de la gauche brésilienne a fait son premier meeting de campagne. C’était hier à Belo Horizonte. La voix déjà bien fatiguée, il a assuré devant ses sympathisants qu’il n’était pas le candidat d’un parti mais d’un mouvement, celui de tous ceux qui ont perdu leur emploi ou leurs proches pendant la pandémie du Covid-19, et qui d’une manière générale, n’arrive pas à vivre décemment avec leur salaire.

Lors de son discours, il s’est présenté comme l’antidote au président sortant d’extrême droite Jair Bolsonaro, qu'il n’a cessé de qualifier de « fasciste ». Son élection de 2018 a été une erreur historique, a-t-il expliqué, des propos repris par Folha de Sao Paulo. Le journal note que le candidat du Parti des travailleurs a fait son discours sans notes, tout en se déplaçant sur la scène, une pratique déjà bien rodée.

Ce n’est pas un hasard que Lula ait choisi l’État de Minas Gerais pour débuter sa compagne, c’est l’État dont le collège électoral est le plus important après celui de Sao Paulo. Pour l’instant, les sondages lui donnent 44% d’intentions de vote dans le Minas Gerais, contre environ 30% pour son rival Jair Bolsonaro, d’après Carta Capital.

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La droite américaine part en guerre contre la contraception

Aux États-Unis, la bataille pour ou contre le droit à l’avortement se poursuit, mais un autre front s’ouvre déjà : celui pour ou contre la contraception. « Les utilisateurs du préservatif doivent-ils s’inquiéter ? », demande le journal canadien La Presse. Le quotidien relate le cas d’un candidat républicain d’Arizona qui se présente aux élections sénatoriales de novembre prochain. Blake Masters, fervent catholique, joue sur une position ambivalente : il s’est déclaré favorable à l’annulation de l’arrêt Grisworld v Connecticut, un arrêt de 1965 par lequel la Cour suprême a légalisé l’utilisation des moyens de contraception, dont le préservatif.

Mais en même temps, après la publication d’un article lui attribuant une position anti-contraception, il a juré de ne pas s’opposer au préservatif. Il n’empêche, la droite religieuse a déjà le contraceptif dans sa ligne de mire. Selon La Presse, « anticipant le renversement de l’arrêt Roe vs Wade, l’organisation Heartbeat International a récemment consacré une partie de sa conférence annuelle à un débat sur l’élargissement de la définition de l’avortement lui-même pour y inclure la contraception ». Au moins trois États, écrit La Presse, à savoir la Louisiane, le Missouri et l’Idaho, examinent actuellement des projets de loi visant à restreindre l’utilisation de la contraception.

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