À la Une: crainte d’inondation catastrophique en Floride

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« Ce que nous essayons maintenant d'empêcher, c'est une inondation catastrophique », a déclaré Ron DeSantis, le gouverneur de Floride. Dimanche, ce dernier a survolé en hélicoptère le réservoir d'eaux usées d'une ancienne usine de phosphate qui menace de rompre au sud de Tampa. L’État d’urgence a été déclaré et des opérations de pompage du réservoir sont en cours, explique le Tampa Bay Times. Car en l’état actuel, près d'un million de mètres cubes d'eau se déverseraient d'un seul coup dans la zone, soit par endroit un mur d'eau de six mètres de haut.

« L’eau n’est pas radioactive », soutiennent les autorités

Des portions d'autoroutes ont été fermées et plus de 300 maisons ont reçu l'ordre d'évacuer autour de ce site industriel de Piney Point. Des militants demandent aussi l'évacuation d'une prison qui se trouve dans la zone. Le Tampa Bay Times explique que le shérif a finalement commencé à évacuer 345 prisonniers, soit le premier étage de l’établissement, qui pourrait être inondée selon les modélisations. Quant aux autres prisonniers – il en reste un peu plus de 1 000 – ils seront parqués dans les étages supérieurs.

Cette inondation constituerait aussi un désastre environnemental. Selon le Washington Post, « les bassins reposent sur des piles de phosphogypse, un sous-produit radioactif solide issu de la fabrication d'engrais ». « Les autorités de Floride affirment que l'eau n'est pas radioactive » pour autant. Mais l'Agence de protection environnementale avance que la « forte teneur de l'eau en azote pourrait accélérer la prolifération d'algues et la mort des poissons ». En tout cas les responsables du comté soutiennent que « le lac Manatee, la principale source d'eau potable de la région, n'est pas menacée ».

Les Mexicains, de retour sur les routes de l’immigration clandestine

Un accident de voiture fait aussi la Une de la presse américaine ce lundi. Il s’est produit dans le désert de Californie, près de Holtville. Bilan : 13 morts. « Peut-être le conducteur était-il distrait, ou ne pouvait-il voir le panneau stop dans la lumière de l'aube. Il ne s'est peut-être pas rendu compte non plus du temps qu'il faudrait pour arrêter un véhicule avec 25 personnes » à son bord, écrit le New York Times. Ces 25 personnes, qui entraient clandestinement aux États-Unis, étaient entassées dans le SUV lorsque celui-ci est entré en collision avec un semi-remorque.

À bord du véhicule : 8 Guatémaltèques mais aussi 17 Mexicains. Ces derniers sont de plus en plus nombreux, souligne le journal. « Après un pic au début des années 2000, l'immigration mexicaine s'était effondrée à mesure que la taille des familles diminuait, que l'économie mexicaine se développait (...) Entre 2009 et 2014, plus de Mexicains ont quitté les États-Unis qu'ils n'y sont arrivés (...) tirant un trait sur la plus grande vague d'immigration de l'histoire américaine moderne ». Mais aujourd'hui la dynamique a changé. Avec la crise sanitaire, de plus en plus de personnes seules, qui ont perdu leur emploi en raison de la pandémie, tentent d'aller gagner leur vie aux États-Unis.

Bolivie : les médecins en grève

En Bolivie, les soignants sont en grève illimitée à partir de ce lundi, en pleine campagne de vaccination. Des blocages de routes sont aussi prévus pour réclamer « l'abrogation de la loi d'urgence sanitaire promulguée par le gouvernement », écrit Pagina Siete. Le texte interdit les manifestations sous peine de sanction et ouvre la possibilité d'engager du personnel médical venu d'autres pays, ce qui menace le secteur selon les grévistes.

Honduras : le président a-t-il tenté d’adoucir la peine de son frère ?

Direction le Honduras maintenant. El Diario relate les manœuvres de Juan Orlando Hernández, le président du Honduras, pour tenter d'adoucir la condamnation de son frère aux États-Unis pour trafic de drogue. Selon le journal américain hispanophone, qui reprend des infos du Washington Post, il a engagé « l'influent cabinet d'avocats Arnold & Porter avant le procès », pour tenter « d'influencer les procureurs » mais aussi plusieurs départements de l'administration Trump.

Le cabinet aurait averti des « conséquences collatérales » d'une condamnation sur les relations entre les deux pays et les bases militaires américaines au Honduras. Une stratégie qui n'a pas fonctionné puisque Tony Hernández a été condamné à la prison à perpétuité la semaine dernière.

Pâques sur Zoom

Un peu partout dans le monde, les fêtes de Pâques ont été célébrées de façon un peu spéciale, pour la deuxième année consécutive. « Un autre Pâques pandémique », titre le Chicago Tribune, avec en Une, une maman déguisée en lapin rose, masque sur le nez. Ailleurs, dans le Washington Post, un pasteur célèbre une messe en pleine rue pour plus de distanciation.

Le Los Angeles Times consacre un article aux églises noires de Californie, qui pour certaines ont célébré de petites messes dans des chapelles ou dans des parkings. Le journal interroge Denice, fidèle fervente d'une église méthodiste qui a passé son deuxième Pâques sur Zoom. Parfois, elle dit en avoir « marre de ces petits carrés sur l'écran ». Mais elle ajoute que « Dieu n'a pas besoin des quatre murs d'une église pour faire connaître sa présence ».