À Crémone, berceau italien de la lutherie, le Covid accentue les difficultés d'un secteur concurrentiel

franceinfo Culture avec agences

Patrie de Stradivarius, la ville italienne de Crémone, au nord du pays, est devenue un laboratoire de luthiers du monde entier : travaillant dans la tradition des grands maîtres, ils tentent de résister malgré un marché de plus en plus réduit et une vive concurrence chinoise.

Dans cette bourgade, les ateliers de lutherie sont partout: 160 pour 70.000 habitants. Situé au fond d'une cour fleurie, où travaille aussi un Japonais, celui de Stefano Conia n'a pas changé depuis des décennies. Ce Hongrois d'origine, âgé de 74 ans, est l'un des doyens des luthiers crémonais. Il continue à travailler bien qu'il soit en retraite depuis bientôt dix ans."Si je ne fabriquais plus de violons, la vie pour moi serait terminée. Tous les jours, je suis ici, dans l'atelier. C'est un antidote contre la vieillesse", sourit le septuagénaire dont le père était lui-même luthier en Hongrie.

Une école reconnue dans le monde entier

Son établi fait face à celui de son fils, sur lesquels s'étalent planches, limes, serres-joints, compas, pinceaux ou petites scies. "Choisir la lutherie était naturel. J'ai passé mon enfance ici à la bottega, que mon papa a ouvert fin 1972, deux mois avant ma naissance", raconte son fils, Stefano Conia "le Jeune". "Je jouais avec le bois, les musiciens venaient (...)

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