À la COP27, qui prendra en charge le coût du changement climatique ?

Les pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique réussiront-ils à obtenir la création d’un mécanisme financier de compensation des pertes et dommages dont ils sont victimes ? C’est à cet enjeu du sommet de la COP27, qui se tient jusqu’au 18 novembre en Égypte, que le magazine Nikkei Asia consacre sa une.

“Le changement climatique affecte de manière disproportionnée les pays en développement, rappelle le magazine japonais. Une étude publiée en juin par le groupe des Vulnérables 20, dans lequel se retrouvent les 58 pays les plus sensibles au réchauffement, indique que ces économies ont perdu 525 milliards de dollars, soit l’équivalent de 22 % de leur PIB de 2019, ces deux dernières décennies du fait des changements des températures et des précipitations induits par les activités humaines.”

D’après cette étude, 44 % du total de ces pertes affectent le Bangladesh, les Philippines et le Vietnam, du fait de l’importance conjuguée de leur population respective et du niveau de développement de leur économie ; 166,3 millions de personnes vivent au Bangladesh, 111 millions aux Philippines et 98,1 millions au Vietnam.

“Les réalités du changement climatique dans ces pays sont de plus en plus évidentes.”

Par exemple, sur les zones côtières du sud du Bangladesh, où l’eau de mer entre dans les terres, les rendant infertiles et privant les fermiers de leur mode de subsistance, plus de 1 million de km² de terres arables ont été touchées par ce phénomène, soit une augmentation de 26 % en trente-cinq ans. Au Pakistan, cette année, les pluies torrentielles ont tué près de 1 400 personnes, détruit 1,7 million de maisons, 250 ponts et 7 000 kilomètres de routes.

Vers un mécanisme contraignant pour pertes et dommages ?

L’établissement d’un mécanisme contraignant les pays développés à soutenir financièrement les plus vulnérables n’avait pas abouti durant la COP26, qui s’est tenue à Glasgow, en Écosse, en 2021. Mais, le principe “d’un dialogue” sur trois ans devant s’achever en 2024, portant sur “le financement d’activités” en lien avec le changement climatique, avait été accepté.

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