À la Cop26, Emmanuel Macron met la pression sur "les plus gros pollueurs"

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Emmanuel Macron lors de la Cop26 à Glasgow, le 1er novembre 2021. (Photo: POOL New via Reuters)
Emmanuel Macron lors de la Cop26 à Glasgow, le 1er novembre 2021. (Photo: POOL New via Reuters)

COP26 - À l’ouverture de la Cop26 ce lundi 1er novembre, Emmanuel Macron s’est adressé aux plus gros pollueurs de la planète. Six ans après l’Accord de Paris, signé en décembre 2015, il a souligné l’importance de tenir l’objectif de hausse des températures de 1,5 degré maximum d’ici à la fin du siècle. “Nous n’y sommes pas aujourd’hui”, a-t-il pointé.

Pour le chef de l’État, “la clé pour les 15 prochains jours est que les plus grands émetteurs dont les stratégies nationales ne sont pas conformes au 1,5 degré rehaussent leurs ambitions. C’est le seul moyen de recrédibiliser notre stratégie” de lutte contre le réchauffement climatique. Plus tard, il a précisé devant les journalistes qu’il visait notamment les États-Unis, la Chine, la Russie et l’Arabie Saoudite.

“La question clé de cette COP est comment les États-Unis vont bouger, à la fois pour leur engagements 2030 et pour le financement” des 100 milliards par an promis pour aider à lutter contre le réchauffement de 2020 à 2025, et “rattraper les années perdues” de la présidence Trump, a-t-il encore ajouté après sa prise de parole.

“Et puis c’est ce que la Chine, la Russie, l’Inde et quelques autres grands émetteurs sont prêts à faire dans la foulée” pour accélérer leur transition, a-t-il poursuivi, en estimant que l’Union européenne et la France s’étaient eux déjà engagés à faire leur juste part.

“La clé c’est qu’il y ait sur ce sujet un dialogue sino-américain et une capacité à construire une alliance sur ce sujet”, ce qui permettrait avoir un résultat, jugeant encore possible d’atteindre l’objectif d’une hausse limitée à 1,5 degré par rapport à l’ère préindustrielle pour la fin du siècle.

Redonner confiance à la jeunesse

Dans son discours d’une dizaine de minutes, il a rappelé l’importance de “trouver des moyens pour que les pays les plus riches accélèrent ce financement car nous nous sommes engagés”, a-t-il ajouté, faisant encore référence aux 100 milliards de dollars. “Je veux appeler tous les pays qui ne sont pas au rendez-vous à prendre leurs responsabilité d’ici à la fin de cette Cop. La solidarité est nécessaire et rend l’action possible.”

Le président de la République a aussi insisté sur le besoin la transparence. “Nos jeunesses veulent nous voir prendre des engagements, ils veulent voir nos actions suivre”, a-t-il déclaré, demandant un rapport sur l’utilisation de ces 100 milliards de dollars. “Ce sont nos actions, nos résultats, leur suivi transparent qui redonneront une pleine confiance à notre jeunesse.”

Dernier point abordé, la nécessité de lier l’agenda de lutte contre changement climatique à la biodiversité et aux accords commerciaux. La première permet de trouver des solutions et est “indissociable de la lutte contre le changement climatique”, les seconds, lorsqu’ils sont pris, doivent rester en cohérence avec les engagements climatiques.

À voir aussi sur le Huffpost: À Glasgow, des sirènes s’échouent dans des filets contre la Cop26

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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