«À nos combats», de Salia Sanou, la danse et la boxe ouvrent le Festival des Francophonies

Comment rendre visible nos combats de tous les jours ? Le chorégraphe burkinabè Salia Sanou a fait installer à Limoges un ring de boxe sur la place de la République et deux femmes-boxeuses ont mené une danse autour du combat pour des valeurs qui nous réunissent. Ce spectacle participatif a ouvert mercredi 21 septembre les Zébrures d’automne du Festival des Francophonies à Limoges, au centre de la France, avec un public enthousiasmé par cet éloge artistique « À nos combats ». Entretien.

RFI : À nos combats, à quelle sorte de combats rendez-vous hommage ?

Salia Sanou : C’est une rencontre entre la danse et la boxe, entre la culture et le sport. Les sports de combat m’ont toujours fasciné. Je trouve là une matière à explorer et à malaxer pour la faire rencontrer avec mon univers chorégraphique.

Pour le spectacle, vous gardez le cadre du ring, les vêtements et les mouvements de la boxe, mais vous changez la signification de tout cela. S’agit-il de pacifier la boxe, de réconcilier la danse avec la boxe ?

Je voulais aussi que le sport et la culture se rencontrent. Ce sont deux disciplines qui touchent le corps, le respect de l’autre, la compétition, la jeunesse, tout le monde. Là aussi, je voulais gommer les frontières, que ma danse croise la boxe et que la boxe se fonde dans ma danse. La danse, la culture, la boxe, ce sont des valeurs de rencontres, d’humanisme, cela signifie d’avoir l’autre en face et de dialoguer avec l’autre.

Pourquoi cherchez-vous à être tellement en osmose avec vos danseurs et vos spectateurs ?


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