À la Une: «chasse aux opposants» au Nicaragua ?

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Le Nicaragua fait la Une encore ce mercredi 9 juin. Le pays votera en novembre prochain pour élire son président. Mais la liste des rivaux à l’actuel chef de l’État, Daniel Ortega, se réduit comme peau de chagrin. Quatre opposants ont encore été arrêtés mardi, parmi lesquels deux candidats à la présidentielle. Pour le journal d'opposition La Prensa, le gouvernement sandiniste est un « régime atteint de démence qui fait la chasse aux opposants ».

Parmi les personnes arrêtées : Felix Maradiaga, pré-candidat à la présidentielle pour une plateforme de la société civile qui avait soutenu les grandes manifestations antigouvernementales de 2018. Le parquet a ouvert contre lui une enquête pour « agissements contre la souveraineté du pays ». La Prensa explique que la police applique avec zèle la nouvelle loi 1055, récemment approuvée par l'Assemblée nationale, qui vise officiellement à lutter contre les ingérences étrangères. Un peu plus tard, la police a également arrêté Juan Sebastian Chamorro Garcia, autre possible candidat à la présidentielle, note Confidencial. Dans une vidéo préparée en cas d’arrestation et partagée sur les réseaux sociaux, il se dit prêt spirituellement, mentalement et physiquement, à passer quelque temps en prison.

Colombie : nouvelle grande journée de mobilisation

Le Comité national de grève appelle à « la prise de Bogota », titre El Espectador. Un appel « lancé dans le cadre de la visite de la CIDH, la Commission interaméricaine des droits de l'homme ». Cette délégation mène une mission d'évaluation de la situation des droits de l'Homme. Mardi, ses délégués ont rencontré le président Duque, note El Pais. Ce dernier a défendu la répression policière ; il a soutenu que « l'État avait le droit et l'obligation de protéger les citoyens et les biens publics ». Aujourd'hui, la CIDH rencontrera le Comité national de grève, qui veut mettre en avant les cas de violences policières.

Fin de visite pour Kamala Harris

Les photos de la rencontre entre le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador et la vice-présidente américaine Kamala Harris occupent les Unes d’une bonne partie de la presse mexicaine ce mercredi. Elle porte un masque, lui non. Le journal libéral Reforma pointe la gaffe d'AMLO. Le chef de l’État a accueilli Kamala Harris en l'appelant « Présidente Kabala » …

Sur le fond, Kamala Harris a annoncé un investissement de 130 millions de dollars pour appuyer « la mise en œuvre de la réforme du travail » au Mexique, note La Jornada. Ce protocole d'accord vise aussi et surtout à s'attaquer aux causes profondes de la migration en direction des États-Unis, que Washington veut freiner. Les deux pays ont prévu la création « d'un groupe de travail spécialisé dans la lutte contre la traite des êtres humains, le démantèlement des réseaux de passeurs, la résolution des affaires de personnes disparues ».

Veillée funèbre au Canada

« Nos âmes sont comme anesthésiées », déclare un proche des victimes au journal anglophone canadien Globe and Mail. Des milliers de personnes se sont réunies à London, en Ontario, pour rendre hommage aux quatre membres d’une famille musulmane tués dimanche soir, fauchés « intentionnellement » par un conducteur selon la police. La veillée funèbre occupait toute la rue devant la mosquée de la ville : « des responsables de la communauté, des hommes politiques et des politiciens et des personnes de toutes confessions se sont rassemblés pour pleurer trois générations d'une même famille ».

Cet acte a été qualifié de terroriste par le Premier ministre Justin Trudeau qui est venu se recueillir devant la mosquée. « Il n'y a pas de mot, a-t-il dit, pour adoucir la peine et la colère de cette communauté. Tous les Canadiens portent le deuil avec vous ». Des mots bien accueillis, écrit le Toronto Star, mais qui « n'ont pas réussi à apaiser les craintes ». Beaucoup réclament au gouvernement fédéral de consacrer plus d'argent et de ressources à des mesures concrètes pour lutter contre l'islamophobie.

États-Unis : un accord sur le plan Biden pour les infrastructures s’éloigne

C'est à la Une du Washington Post et du New York Times, qui parle d'un « revers majeur » pour Joe Biden. Le président a mis fin mardi aux négociations avec un groupe de républicains sur ce vaste plan d'investissement. Les deux parties ne s'entendent toujours pas, après plusieurs semaines de pourparlers, sur l'ampleur et le financement de ce plan qui fait partie des priorités de Joe Biden. « Le fossé était trop important pour être comblé », résume le New York Times.

L'une des options explorées par les démocrates du Sénat est désormais la possibilité de diviser ce projet sur les infrastructures en deux, croit savoir le Washington Post. La première partie pourrait être votée avec l'appui des républicains, l'autre avec le seul soutien des démocrates. Une stratégie qui « pourrait toutefois s'avérer difficile à mettre en œuvre ».

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