À la Une: des centaines de migrants aux portes du Mexique

Plus de 3 000 Honduriens progressent en ce moment à travers le Guatemala. Des dizaines de policiers ont été déployés aux frontières de ce pays, ainsi que des fonctionnaires américains, précise le journal La Prensa. Le CBP, l’agence américaine des douanes et de protection des frontières, a envoyé des fonctionnaires sur le terrain, en vertu de l’accord signé entre Guatemala City et Washington. Objectif, selon le journal hondurien : contrôler les documents d’identité et identifier d’éventuels membres de bandes criminelles.

Mais une partie de ces migrants, « portant devant eux le drapeau hondurien », sont parvenus à passer ce cordon policier sans présenter leurs documents, indique El Heraldo. Le Mexique, rappelle La Razon, a été très clair « sur le fait qu’il ne les laisserait pas entrer sur son territoire ». « Malgré ces avertissements, poursuit le quotidien mexicain, un premier groupe d’environ 300 personnes est déjà arrivé dans la ville de Tecun Uman, au Guatemala, à la frontière avec le Mexique ».

Mexique : 210 homicides en 15 jours

Au Mexique, l’État de Guanajuato, dans le centre du pays, a enregistré 210 homicides depuis le début de l’année. Parmi les victimes : des femmes et des enfants. C’est le début d’année le plus violent qu’ait connu cet État, indique El Universal, qui attribue ces homicides à des groupes criminels. Le gouverneur de Guanajuato demande que la garde nationale sorte de ses casernes pour assurer la sécurité de ses administrés.

Bolivie : l’armée déployée dans les rues de La Paz

Depuis jeudi, explique Los Tiempos, la police et les forces armées ont commencé des opérations conjointes dans tout le pays pour « protéger la tranquillité » des Boliviens, selon le gouvernement par intérim. Une mobilisation massive des organisations proches du MAS, le parti de l’ancien président Evo Morales en exil, est prévue mercredi. Les forces de l’ordre seront déployées jusqu’à vendredi prochain explique le ministre de la Défense, dans La Razon.

Floride : 1,4 million électeurs en moins ?

Aux États-Unis, le droit de vote des anciens détenus va être restreint en Floride. Mother Jones rappelle qu’en « 2018, les électeurs de la Floride avaient approuvé par référendum - l’Amendement 4 - rétablissant le droit de vote des anciens prisonniers ». Mais « jeudi, la plus haute cour de l’État a déclaré que ce droit devrait être retiré à un grand nombre d’entre eux ». « La Cour suprême de Floride s’est rangée, jeudi, du côté des élus républicains », écrit le Miami Herald. Ces derniers « ont fait valoir que tous ceux qui avaient fait de la prison devaient d’abord rembourser tous les frais de justice, les amendes et dédommagements ordonnés par un tribunal avant de pouvoir s’inscrire sur les listes électorales ».

« On estime, avance le Miami Herald, que des centaines de milliers de criminels (...) ne sont pas en mesure de rembourser [ces sommes] immédiatement. Nombre d’entre eux ont des plans de remboursement qui pourraient ne jamais prendre fin. Les anciens prisonniers qui doivent payer des millions de dollars de dédommagement, par exemple, risquent d’être privés de leur droit de vote à vie ».

Uruguay : un cochon jeté d’un hélicoptère… dans une piscine

Une histoire bizarre pour finir cette revue de presse. Elle fait le buzz sur les réseaux sociaux et dans la presse du continent. Dans une vidéo devenue virale, un cochon mort tombe d’un hélicoptère et atterrit dans la petite piscine d’un particulier, à José Ignacio, près de Punta del Este. Ce lieu est « prisé par les hommes d’affaires argentins en vacances », précise la presse uruguayenne. La villa appartient justement à un entrepreneur argentin, Federico Alvarez Castillo, dont Pagina 12 dresse le portrait ce vendredi. L’homme est connu, entre autres, pour sa collection de voitures anciennes et les marques de vêtements à succès qu’il a lancées, comme Etiqueta Negra ou Motor Oil, indique au Chili, Pagina 7, qui se demande si ce lancer de cochon est une « blague de mauvais goût ».

Le porc a ensuite été rôti et mangé, souligne La Republica. Mais sur les réseaux sociaux, l’homme d’affaires nie toute responsabilité. Qui était le pilote de l’hélicoptère ? s’interroge la presse. « Un nom commence à résonner », note le journal de Montevideo. Celui de « l’homme d’affaires argentin Eduardo « Pacha » Cantón. Un homme proche des riches et célèbres ». « Ce ne serait pas le premier scandale dans lequel ce dernier serait impliqué. En février 2012, il avait heurté un canoë dans le delta de San Fernando avec son yacht privé » à un endroit où il ne pouvait normalement pas naviguer, poursuit La Republica. Une femme et un enfant étaient morts sur le coup. Pour cette affaire de cochon, une enquête a été ouverte par les autorités uruguayennes pour déterminer s’il y avait eu violation du code aéronautique qui régit l’espace aérien.