À cause du coronavirus, les routiers se disent "traités comme des pestiférés"

Le HuffPost avec AFP
Les routiers dénoncent la fermeture de certaines aires d'autoroute et des locaux indispensables à leur hygiène en pleine crise du coronavirus (Image d'illustration: le 15 mars en Croatie).

CORONAVIRUS - Ils font partie de ces secteurs “indispensables”, selon la formule du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, qui doivent continuer à tourner à plein pendant la crise du coronavirus. Les chauffeurs routiers, qui distribuent les denrées alimentaires à travers le pays tandis que les Français sont appelés à rester chez eux pour limiter la propagation du virus, font entendre leur voix pour dénoncer leurs conditions de travail.

En plus d’avoir à gérer les conséquences de la ruée des consommateurs, craignant une hypothétique pénurie, vers les enseignes alimentaires, les chauffeurs routiers subissent de plein fouet les mesures de confinement imposées par le gouvernement.

“Depuis plusieurs jours, les témoignages désespérés de conducteurs mais aussi de tout le personnel et des chefs d’entreprises s’accumulent dans le secteur du transport et de la logistique”, déploraient dans un communiqué commun, publié ce jeudi 19 mars, plusieurs fédérations patronales du transport routier et de la logistique.

“Fermetures des aires de repos, impossibilité d’accéder aux sanitaires et aux douches notamment chez certains clients, absence de restauration, mise à l’arrêt injustifiée par les forces de l’ordre... Alors même qu’ils remplissent une fonction essentielle pour la nation, ils s’en sentent les parias”, ajoutent ces organisations, en mettant en avant le slogan #OnRoulePourVous. Or, remarquent-elles, leur rôle est “indispensable” pour assurer l’approvisionnement du pays.

Toilettes interdites et machine à café déplacée

Dans une vidéo relayée jeudi sur Twitter, un routier se filme torse nu en train de faire sa toilette en extérieur. “Voilà où on en est arrivé nous les routiers, à se laver dehors, on n’a plus le droit de se laver dans les sociétés”, explique-t-il face caméra, précisant ”être bloqué depuis deux jours en Allemagne”. “Je suis obligé de me laver comme ça, et en France c’est pareil, c’est encore pire, on n’a même pas le droit de manger”, ajoute-t-il.

“On est vraiment...

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