À Buffalo, Joe Biden dénonce le «poison» du suprémacisme blanc

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Le président américain Joe Biden s’est rendu à Buffalo ce mardi 17 mai pour rendre hommage aux victimes et rencontrer les familles ainsi que ceux qui sont intervenus lors de l'attentat terroriste de Buffalo qui a fait 10 morts samedi dernier. Il a prononcé un discours à la fois ému et ferme.

Il a beau être président des États-Unis, Joe Biden n’a pas pu masquer son émotion. En faisant la liste des victimes de la fusillade de Buffalo, Joe Biden a dû s’arrêter un instant lorsqu’il a parlé de ce père de famille assassiné alors qu’il était venu au supermarché acheter un gâteau d’anniversaire pour son fils de trois ans, rapporte notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin.

« Ceux qui prétendent aimer l'Amérique ont donné trop de combustible à la haine et à la peur », a encore lancé le démocrate de 79 ans, sans toutefois mentionner de noms ou d'affiliation partisane. « Ce venin, cette violence ne peuvent pas être l'histoire de notre époque », a-t-il plaidé, alors que les États-Unis ont connu ces dernières années plusieurs tueries visant des Afro-Américains, des juifs, des personnes d'origine latino-américaine.

Soutien aux familles de victimes

Le président américain est connu pour son empathie et il a dit aux familles qu’un jour, le souvenir de leurs proches amènerait un sourire sur leurs visages. De l’auteur de la tuerie en revanche, Joe Biden n’a pas prononcé le nom, parlant simplement du mal et de la haine qui selon lui ne gagneront pas.

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Une haine alimentée depuis des mois dans la tête du tueur de 18 ans par le suprémacisme blanc et la théorie du grand remplacement qui affirme faussement qu’il existe un plan pour remplacer la population américaine par une autre. Des théories fermement condamnées par Joe Biden qui les décrit comme « un poison qui se diffuse dans la société américaine ». Des théories qui bénéficient de trop d’oxygène et qui sont diffusées largement dans les médias, sociaux ou pas, dans le but d’en retirer un profit politique et financier. Enfin, Joe Biden en appelle à ce qu’il appelle la « vraie Amérique », une Amérique diverse, pour qu’elle s’unisse afin de mettre fin au suprémacisme blanc et ne le laisse pas détruire l’âme de la nation américaine.

Régulation des armes à feu

Auparavant, le président américain et son épouse Jill Biden s'étaient arrêtés auprès d'un mémorial improvisé, sur les lieux de la tuerie. Sous un soleil éblouissant, ils se sont avancés vers des bouquets, des mots et des bougies posés au pied d'un arbre, dans un silence troublé seulement par le souffle du vent et le cliquetis des appareils photo. Jill Biden a déposé une brassée de fleurs blanches. Joe Biden, après avoir retiré ses lunettes de soleil, s'est signé.

Le président a une nouvelle fois appelé mardi à réguler les armes à feu : « Je ne suis pas naïf. Je sais que la tragédie se reproduira (...) Mais il y a des choses que nous pouvons faire. Nous pouvons bannir les armes d'assaut de nos rues ». Le démocrate demande depuis longtemps au Congrès d'interdire les armes d'assaut – comme celle utilisée dimanche. C'est ce qu'avait fait la Nouvelle-Zélande après la tuerie raciste contre des mosquées de Christchurch en 2019, un massacre dont s'est d'ailleurs inspiré le meurtrier présumé de Buffalo, Payton Gendron, 18 ans. Mais Joe Biden a toujours buté jusqu'ici sur une opposition républicaine hostile à toute espèce de régulation.

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