À Bruxelles, le coliving sur la sellette

Photo Pixabay/cc

Le coliving, ce nouveau type d’habitat partagé promu par les professionnels de l’immobilier auprès des jeunes travailleurs et autres “nomades digitaux”, sera-t-il victime de son succès ? À Bruxelles, la formule représente déjà pas moins de 2 300 chambres et “ces logements prolifèrent comme des champignons dans les quartiers huppés, surtout à Bruxelles-ville, Ixelles, Etterbeek et Saint-Gilles”, écrit le quotidien LaLibre. Mais les responsables politiques locaux veulent désormais mieux encadrer ces colocations de luxe soupçonnées, au même titre que les locations Airbnb, de porter atteinte à la mixité sociale.

Le concept, qui associe logements privatifs, espaces communs et services de conciergerie au sein d’immeubles reconfigurés à neuf de la cave aux combles par un promoteur, doit être distingué de la colocation classique. “Ce sont des kots [en principe, des chambres d’étudiants] de luxe, explique Charlotte Casier, chercheuse à l’Université libre de Bruxelles. Un coliving comporte des chambres et un espace commun. Il n’y a rien en dessous de 700 euros. Une colocation tourne plutôt autour de 500 euros. La gestion et la maintenance (nettoyage) sont opérées par des sociétés privées. Le logement est loué meublé. Cela s’adresse à de jeunes professionnels. Il y a autour d’un tiers de Belges, un tiers de Français, un tiers d’Européens.”

“Une société rachète une maison de maître dans un quartier branché de la capitale. Elle ajoute des cloisons, rafraîchit le tout. Le bien se mue en un coliving de 15 chambres”, résume LaLibre. Une opération qui peut se révéler très rentable, précise le journal : “Un bâtiment peut être divisé en un nombre de chambres illimité tant que ‘l’enveloppe’ (murs porteurs, etc.) n’est pas modifiée.”

Contrer la croissance anarchique du coliving

Or trop d’immeubles de coliving dans un quartier a immanquablement pour effet de restreindre l’offre de logements classiques et de faire monter les loyers, accuse Vincent De Wolf (MR), bourgmestre d’Etterbeek et député bruxellois qui propose de mieux réglementer le secteur.

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