À la Une: Biden et son engagement en faveur de la démocratie

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Pour le Washington Post, Joe Biden a réussi à communiquer, lors de sa première conférence de presse, ses deux priorités politiques : l’investissement dans les infrastructures et la lutte contre la pandémie. Le contrôle des armes à feu et la question de l’immigration passent donc après, selon le Washington Post. Le journal pointe également l’engagement fervent du président en faveur de la démocratie. « Vos enfants et petits-enfants feront leur thèse sur l’autocratie et la démocratie pour dire laquelle a vaincu », a-t-il déclaré, avant de poursuivre : nous devons faire en sorte que la démocratie fonctionne. Le problème, écrit le Washington Post, c’est que les États-Unis sont eux-mêmes un terrain de bataille pour la démocratie. La preuve, selon le journal, les tentatives des républicains de limiter l'accès aux bureaux de vote dans certains États où ils contrôlent le pouvoir, comme en Géorgie par exemple. Une initiative que Joe Biden a qualifiée, lors de sa conférence de presse, de contraire aux valeurs américaines.

La question des migrants à la frontière américano-mexicaine

Mais l'essentiel des questions ont porté sur ce que les républicains et une bonne partie des médias décrivent comme une « crise » à la frontière avec le Mexique. Il s’agit notamment du sort des plus 15 000 migrants mineurs dont les autorités américaines ont la charge. Et aussi la question du renvoi des familles de migrants vers le Mexique. Selon Joe Biden, le pays voisin refuse d’accueillir ceux qui ont traversé illégalement la frontière vers les États-Unis. Des propos qui font la Une de la presse mexicaine, à l’instar de Milenio. Mais selon un autre journal mexicain, Reforma, des centaines de familles de migrants centre-américains ont été renvoyés depuis une semaine à Ciudad Juarez. L’éditorialiste estime que ce renvoi viole les droits fondamentaux car les migrants n’ont pas la possibilité de demander l’asile.

200 000 mexicains décédés du Covid-19

Un autre sujet fait également les gros titres de la presse mexicaine, ce sont les personnes décédées du Covid-19. Le Mexique a atteint le seuil de 200 000 morts. D'après le journal El Sol de Mexico, la capitale du pays concentre à elle seule 20% des décès liés au Covid-19. Cette situation amène les autorités sanitaires à changer de stratégie : désormais, la capitale Mexico et ses agglomérations deviennent une priorité de la campagne de vaccination. C’est à lire dans le journal El Financiero.

Le variant brésilien inquiète les pays de la région

Au Pérou, les autorités tirent la sonnette d’alarme face au variant brésilien P1 qui ne cesse de se propager. Cette mutation du coronavirus particulièrement contagieux est déjà responsable de 40% des nouvelles infections dans la capitale Lima, écrit El Comercio. Le journal rappelle que les deux pays, qui ont suspendu les lignes aériennes depuis janvier dernier, partagent une frontière longue de 2 800 kilomètres en Amazonie.

Au Brésil, les pompes funèbres travaillent désormais la nuit

Le pays a battu un nouveau record avec plus de 100 000 infections en 24 heures. Le nombre de personnes décédées, plus de 2 500 par jour, oblige les pompes funèbres à prolonger les horaires de travail. Depuis hier jeudi, les enterrements dans 4 des 22 cimetières de São Paulo peuvent se faire jusqu'à 22h, d’après Folha de S. Paulo.

Comment les médecins brésiliens vivent-ils cette tragédie ?

Très mal, selon un reportage du Washington Post. Les médecins sont obligés de faire des choix douloureux : un lit pour 15 patients sur liste d’attente. Lorsque les ambulances appellent, l’hôpital – en l’occurrence une clinique à Florianopolis est obligé de refuser la plupart des candidats pour une place dans une unité de soins intensifs. « C’est horrible de faire un tel choix, de choisir entre ceux qui ont une chance de vivre et ceux qui vont probablement mourir », explique le médecin Lara Kretzer au Washington Post, avant de poursuivre : « Je prends ceux qui ont les meilleures chances de survivre ». Et lorsque le journaliste lui demande : « cela vous affecte psychiquement ? », elle répond : « sûrement, mais je ne sais pas encore à quel point ».