À la Une: Bataille fratricide entre démocrates à Washington

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Pour le site d’information The Hill, il ne fait aucun doute qui tient actuellement le volant de la voiture du parti démocrate : le sénateur centriste Joe Manchin. Ses collègues progressistes sont assis à l’arrière. Joe Manchin, en annonçant qu’il ne soutiendra pas la loi sur les investissements sociaux à hauteur de 3 500 milliards de dollars, donne la direction à suivre, écrit The Hill, ce qui rend fou de rage les parlementaires de l’aile gauche du parti. Ils estiment que les électeurs qui ont élu Joe Biden, notamment à cause de ses promesses sociales, attendent la mise en place des mesures concrètes, écrit le Washington Post. Selon la députée Ilhan Omar, un échec de l’agenda social promu par la Maison Blanche équivaut à une trahison pour des électeurs.

Nouvelle dévaluation au Venezuela

Un million de bolivars qui n'en valent plus qu’un : le Venezuela, en proie à l'inflation la plus élevée au monde, a retiré six zéro à sa monnaie nationale. « Six zéro en moins », c’est aussi le titre du journal El Periodiquito. « La reconversion a débuté aujourd’hui », écrit pour sa part le journal 2001. Selon ce quotidien, certains commerçants n’acceptent pas de se faire payer en monnaie bolivarienne pendant l’opération de conversion, par peur de perdre de l’argent. Toujours selon 2001, la valeur du dollar, monnaie parallèle utilisée dans 70 % des transactions, a grimpé de 20 % ces jours-ci. Le journal fait également écho des appels au calme lancés par le chef de la Banque centrale. Toutes les équipes sont mobilisées pour garantir le succès de cette opération financière, a-t-il déclaré.

De nouveaux billets seront donc imprimés et les anciens servent déjà de monnaie factice pour les jeux d’enfants. Selon El Nacional, il n’y pas que les enfants qui considèrent que le bolivar a perdu toute utilité dans les transactions financières. « Ici le bolivar, c'est de l'histoire ancienne. Le nouveau bolivar, je ne le connais pas et je ne veux pas le connaître. Ça sert à quoi ? », s’interroge un habitant d’un village de pêcheurs près de la frontière colombienne. Selon cet habitant, tout le monde utilise le peso colombien. Un commerçant explique au journaliste qu’on se sert du bolivar uniquement pour des paiements par cartes. Il a dû faire une exception il y a quelques mois, un touriste de passage a payé avec des bolivars en liquide. « Je les ai gardés comme souvenir, car je ne les ai jamais vus auparavant », dit-il en ajoutant : « Et maintenant on va les changer à nouveau ».

Quelles conséquences économiques ?

Selon le quotidien équatorien La Hora, la dévaluation est une mesure cosmétique qui n’améliorera pas la situation économique du pays. Plus de 90 % des foyers vivent sous le seuil de pauvreté, selon une récente étude universitaire. Les Vénézuéliens ont d’ailleurs peu d’espoir que la dévaluation change quoi que ce soit. Un pessimisme qui tranche avec l’optimisme affiché des autorités vénézuéliennes, écrit La Hora. « C’est une étape historique nécessaire pour que le pays commence le chemin de la récupération de l’économie », a déclaré la Banque centrale du Venezuela.

Une étude brésilienne met en garde contre les risques de chaleur extrême

Selon une étude menée par la Fiocruz, un organisme de recherche en santé publique, la déforestation pourrait provoquer des chaleurs extrêmes vers la fin de ce siècle. Ce qui aurait de graves conséquences pour la santé. Environ 12 millions de Brésiliens vivant dans le nord-est du pays seraient exposés à un risque extrême de stress thermique, explique l'étude, qui fait pour la première fois un lien entre la déforestation, le réchauffement de la planète et la santé humaine.

Si la déforestation se poursuit au niveau actuel, cela aura des effets dramatiques pour la civilisation, affirme le chercheur Paulo Nobre dans le journal Folha de São Paulo. Car contre la chaleur « il n’y pas de vaccin », on ne peut pas se défendre, ajoute le scientifique. La destruction de la plus grande forêt tropicale de la planète a fortement augmenté depuis l'arrivée au pouvoir il y a trois ans du président d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Haïti doit s’attendre à recevoir encore plus de migrants expulsés

C’est à lire dans Le Nouvelliste. Le journal reprend une estimation de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Très prochainement, le nombre de migrants expulsés en provenance des États-Unis, du Mexique et des Bahamas pourrait atteindre plus de 1 000 par jour. Le responsable de l’OIM en Haïti a demandé à ces pays de consulter les autorités haïtiennes avant de planifier les vols d’expulsion car, dit-il, Haïti n’a qu’une capacité d’accueil limitée. Selon l’Office national de la migration, les États-Unis ont jusqu’à présent expulsé 5 405 migrants haïtiens, dont presque un quart sont des enfants. Une information publiée dans le journal Le National.

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