À Barcelone, qui sont les militants d'extrême droite qui font des saluts nazis

Vincent Gibert
Des militants espagnols d'extrême droite dans les rues de Barcelone dans la nuit du 17 au 18 octobre 2019.

ESPAGNE - Le centre-ville de Barcelone vit des nuits très agitées, et ce depuis la lourde condamnation de dirigeants indépendantistes par la justice espagnole (entre 9 et 13 ans de prison).

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des centaines de jeunes, criant “Indépendance”, ont monté des barricades enflammées dans le centre chic de la ville catalane et lancé des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre. Au total, selon la police, plus de 110 personnes ont été interpellées depuis le début de la semaine dont 16 jeudi soir. 

Mais lors de cette dernière nuit de tensions à Barcelone, un face-à-face entre partisans d’extrême droite de l’unité espagnole et antifascistes catalans, encadré par la police, a retenu l’attention. Dans la vidéo ci-dessous, on peut notamment voir les premiers effectuer de nombreux saluts nazis et entonner des chants fascistes et appelant à “l’unité de l’Espagne” devant les caméras.

Par ailleurs, plusieurs vidéos d’affrontements très violents entre membres des deux bords -parfois des lynchages-, à Barcelone et Tarragone, ont été publiées sur les réseaux sociaux ces dernières 24 heures, suscitant une grande émotion en Espagne.

Pour tenter de décrypter ces images et symboles violents dans les rues catalanes, Le HuffPost s’est tourné vers la rédaction du HuffPost Espagne et son chef du service politique Antonio Ruiz Valdivia.

 

Le HuffPost: Qui sont les personnes que l’on voit dans ces vidéos?

Antonio Ruiz Valdivia: En Espagne, les groupes néonazis sont limités, mais on les retrouve dans certaines manifestations liées, notamment, à l’unité de l’Espagne. Ça a été le cas pour l’exhumation de Franco ou au sujet de la Catalogne dernièrement.

Ils appartiennent généralement à des partis comme Falange (une organisation politique nationaliste d’obédience fascisante, NDLR) ou à des groupes comme Hogar Hogar. Désormais, beaucoup d’entre eux soutiennent Vox (parti d’extrême droite, NDLR).

On trouve les militants de ces groupes généralement à Madrid et à Barcelone. Et...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post