À la Une: pour les Balkans occidentaux, l’intégration européenne n’est plus garantie

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L’Union européenne a-t-elle intérêt à s’élargir, alors que règne un véritable micmac entre les États membres dès lors qu’il s’agit d’intégrer les pays des Balkans occidentaux ? À l’approche du sommet UE-Balkans début octobre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a entamé une visite de trois jours dans la région. Elle se veut rassurante, mais la crédibilité de Bruxelles n’en souffre pas moins. Après « deux jours de négociations intensives » à Bruxelles sous l’égide de l’UE, Belgrade et Pristina ont enfin trouvé un accord provisoire sur les plaques d’immatriculation, annonçant une sortie de crise dans le nord du Kosovo. Cela faisait presque deux semaines que la frontière avec la Serbie était bloquée par des barrages civils, les employés des administrations serbes ayant obligation de faire acte de présence sur les barricades. Pristina avait déployé les forces spéciales kosovares tandis que de l'autre côté de la frontière, Belgrade jouait les manœuvres militaires à grand spectacle en envoyant les blindés et en faisant survoler la zone par des avions de chasse.

La France refourgue ses frégates à la Grèce

Après le fiasco australien, Paris a trouvé un acheteur pour ses frégates : la Grèce. Dans un pays ruiné par des années d’austérité, le gouvernement conservateur, obnubilé par son bras de fer avec la Turquie, ne recule devant rien pour alimenter la course aux armements.

Les Grecs ne regretteront pas Merkel. Après les élections allemandes, la presse grecque revient sur les relations difficiles d’Athènes avec l’Allemagne, fer de lance des politiques d’austérité imposées à la Grèce. De cette histoire ressort une conviction, résignée : la politique « über alles » – l’Allemagne d’abord – restera de mise, quelle que soit la coalition au pouvoir.

Sur les 735 élus au Bundestag, 24 ont des racines balkaniques – pour la plupart turques, mais aussi albanaises, bosniennes et croates. Parmi eux, deux sont d'origine bosniaque, Adis Ahmetović, 28 ans, et Jasmina Hostert, blessée durant le siège de Sarajevo et évacuée en Allemagne. Portraits.

1991, dernier été de la Yougoslavie

1er octobre 1991. Embarqué aveuglement dans la politique meurtrière de Belgrade, le Monténégro se prépare à bombarder Dubrovnik, la « perle de l’Adriatique ». Le siège dure près de huit mois et s’achève en mai 1992. À Cetinje, la capitale historique du Monténégro, la résistance s’organise. Trois décennies plus tard, le pays a encore du mal à se confronter à ce passé sanglant. Récit de notre correspondante.

Ils ont été reconnus coupables de crimes de guerre en Bosnie-Herzégovine, en Croatie et au Kosovo, mais ils ont trouvé refuge en Serbie et certains n’hésitent pas à s’exprimer dans les médias proches du régime Vučić. Cette complaisance empêche les sociétés des Balkans de tourner la page des conflits des années 1990.

Être parent d’un enfant lourdement handicapé est un travail à plein temps. En Fédération de Bosnie-Herzégovine, ces « parents-soignants », pour la plupart des femmes, auront bientôt un statut et une allocation mensuelle. Reportage auprès de ces travailleuses invisibles.

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