À la Une: les Bahamas reconfinent après une nouvelle flambée de cas

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Le Premier ministre des Bahamas, Hubert Minnis, évoque une « augmentation exponentielle » des cas de Covid-19 et une réduction drastique du nombre de lits disponibles dans les services de réanimation, explique le Washington Post. 49 cas ont été enregistrés rien que lundi. Les Bahamas ont « de nouveau accueilli les visiteurs internationaux au début du mois de juillet », mais aujourd’hui « de nombreux foyers épidémiques sont liés à des personnes ayant voyagé entre les Bahamas et la Floride voisine ».

« En vertu des nouvelles restrictions qui entrent en vigueur ce mardi soir, la plupart des entreprises devront fermer, tandis que les pharmacies, les épiceries et les stations d'essence ne pourront ouvrir » que certains jours de la semaine, ajoute le quotidien américain. Les voyageurs arrivant des États-Unis devaient déjà se soumettre à une quarantaine de 14 jours. Elle restera en place, « mais sera plus strictement appliquée grâce à un système de surveillance électronique ». Un couvre-feu est toujours en place à Grand Bahama, l'île la plus touchée.

Texas : la moitié des morts du Covid19 sont des Latino-Américains

Aux États-Unis, les Unes sont souvent consacrées ce mardi à la controverse autour de la réouverture des écoles alors que l’épidémie poursuit sa progression. Le Los Angeles Times choisit pour sa part d’évoquer le travail de Juan Lopez. Son métier ? « Déplacer des corps », qu’il récupère « dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les scènes de crime et même dans les ruelles » pour les transférer « jusqu’aux pompes funèbres et aux morgues ». Depuis plusieurs semaines, Juan Lopez a beaucoup plus de travail. « Il est passé du transport de 15 corps par semaine à 22 par jour », note le journal qui évoque « le glissement sinistre de sa Cadillac Escalade noire désormais fréquent sur les routes secondaires et dans les rues des villes de la vallée du Rio Grande ».

Juan Lopez raconte qu’il traite tous les morts avec les mêmes équipements de protection, car souvent « les gens n’osent pas dire » que leur proche est décédé du Covid19. Et il effaré de voir autant de Latino-Américains victimes de la maladie. Parfois même, il s’agit de visages familiers. Jusqu’à samedi, « la moitié des 6837 Texans morts du Covid-19 étaient des Latinos, selon les chiffres du département de santé de l'Etat, bien qu’ils ne représentent qu’environ 40% de la population ». « Beaucoup de ceux qui meurent ne sont pas assurés et ont des problèmes de santé sous-jacents », explique leLos Angeles Times. « Au Texas, plus de 60 % des personnes sans assurance maladie sont latinos ».

Bolivie : appel à un grand dialogue national

En Bolivie, plusieurs milliers de personnes ont bloqués des routes ce lundi et appellent à une grève générale illimitée. Des pierres ont été installées sur les routes pour couper les axes routiers stratégiques. Ce mouvement est organisé par des organisations proches du MAS, le parti de l’ancien président Evo Morales, qui protestent contre le report des élections du 6 septembre au 18 octobre prochain, après quasiment un an de gouvernement intérimaire.

Parfois, ces blocages de route se sont soldés par des affrontements violents avec les forces de l’ordre, raconteLos Tiempos. C’était le cas à El Alto, ville au-dessus de La Paz, où deux policiers anti-émeutes ont été blessés et plusieurs personnes arrêtées. Alors que ces blocages de route sont appelés à durer, le gouvernement intérimaire parle « d’attentat contre la population », écrit Pagina Siete, car « les camions transportant de l’oxygène et des médicaments essentiels ne peuvent atteindre leur destination ».

Les médecins s’inquiètent aussi des conséquences sanitaires du mouvement. Selon le journalLos Tiempos, la Société scientifique de Cochabamba estime que les risques de contagion sont importants. En tout cas, 8 mois après le départ d’Evo Morales, la société bolivienne est toujours autant divisée, même en temps de pandémie. Et ça ne peut pas durer estime la Confédération des Entrepreneurs privés de Bolivie (CEPB) qui réclame un « grand dialogue national ». C’est à la une du journal La Razon.

États-Unis : que vont devenir les stars américaines de TikTok ?

Autre sujet commenté par la presse aux États-Unis ce mardi : le possible rachat par Microsoft de TikTok, le réseau social chinois. Donald Trump, qui a d’abord évoqué l’interdiction pure et simple de TikTok aux États-Unis pour des raisons de sécurité nationale, a finalement accordé lundi un délai au groupe chinois pour discuter de la cession de ses actifs américains à Microsoft. Pour un contributeur des pages Opinion duBusinessInsider, « la décision de Microsoft d'acheter TikTok est étrange ». Mais cela pourrait être « l'unique chance pour la société de s’établir dans les médias sociaux et de concurrencer Facebook ».

En tout cas la perspective de perdre TikTok a fait paniquer les fans américains du réseau social. Le Washington Post rapporte les propos de Spencer X, une star du réseau qui s’est spécialisée dans le beatbox. « TikTok a complètement changé ma vie. (…) J'ai 40 millions de personnes qui me suivent sur cette application », se lamente-t-il. Comme lui, certaines célébrités du réseau ont déjà commencé à rediriger leurs fans vers Instagram ou YouTube. En tout cas tout le monde évalue les pertes, explique le Washington Post. Pertes économiques et pertes en matière de liberté d’expression, car il n’y a pas que de la danse et de la musique sur TikTok. La plateforme est aussi très utilisée par toute une génération, explique une adolescente, pour « échanger des idées, et une vision du monde ».

Argentine : accord in extremis avec les créanciers

Après cinq mois de négociations tendues, le gouvernement et les créanciers privés du pays sont enfin parvenus à un accord sur la restructuration d'une partie de la dette publique. L’information est à la une de la presse en ligne, mais pas de la presse papier puisque l’annonce a été faite après le bouclage. « Cela a été confirmé tôt ce mardi matin par le ministre de l'économie, dans une déclaration diffusée sur Twitter », indiqueLa Nacion.

Le pays traverse une grave crise économique et sociale, aggravée par la pandémie, et pour Clarin « la négociation avec les créanciers a été un jeu d'enfant pour l'Argentine par rapport à ce qui l'attend ». Le ministre de l’Économie, Martin Guzman, va devoir présenter un plan dès que possible pour montrer « comment il entend réduire le déficit budgétaire le plus élevé » depuis la fin de la dictature. Et il devra l'expliquer au Fonds monétaire international, poursuit Clarin, pour pouvoir refinancer une dette supérieure à celle qui vient d’être renégociée lundi avec les créanciers.

Juan Carlos en République dominicaine ?

En République dominicaine, la presse en ligne bruisse de la rumeur d’arrivée dans le pays de l’ancien roi d’Espagne, Juan Carlos. Ce dernier a décidé de s’exiler alors qu’il fait face à des accusations de corruption. Selon Diario Libre, qui s’appuie sur les déclarations du média espagnol ABC, Juan Carlos est déjà arrivé en République dominicaine, par un vol au départ du Portugal. Il serait arrivé lundi à Saint Domingue, la capitale, et aurait pu accepter la proposition d’un de ses amis qui possède le complexe hôtelier Casa del Campo, à La Romana, dans l’est du pays. « Cela fait des mois qu’on entend cette rumeur d’installation en République dominicaine », explique un autre papier de Diario Libre. « Ce ne serait pas la première fois que Juan Carlos fait le choix de Casa de Campo. Lorsqu'il a abdiqué en juin 2014, il était déjà venu », rappelle le journal, qui se demande s’il s’agit cette fois d’une installation temporaire ou définitive.