À la Une: au Paraguay, le chef de file de l’opposition arrêté

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Efrain Alegre fait l’objet de poursuites pour falsification de documents électoraux. L’ancien adversaire de l'actuel président Mario Abdo Benítez, lors des législatives de 2018, s’est rendu de lui-même aux autorités, accompagné d’une dizaine de personnes, et a donc passé une première nuit en prison, détaille ABC. Il a été placé en détention préventive car, selon la justice, il n’aurait pas versé la caution nécessaire pour éviter une incarcération. L’intéressé avait prévenu lors des premières auditions qu’il ne se plierait pas aux ordres de la justice dans une affaire qu’il considère comme une persécution politique, explique ABC. Efrain Alegre, qui est le président du PLRA, le Parti libéral radical authentique, semblait combatif avant d’être placé en détention comme il l’a confié à La Nación. « Ils pensent qu’ils vont pouvoir nous réduire au silence, mais la prison va être notre tranchée », a-t-il notamment lancé.

En Argentine, une juge suspend la loi sur l’IVG

La juge Marta Aucar a décidé de suspendre la loi sur l’avortement qui vient d’être adoptée suite à une plainte déposée par un groupe conservateur. « Une juge hors la loi », titre ce matin Página 12. Une décision illégale et anti-démocratique selon des organisations féministes, détaille Clarín. Il s’agit d’une mesure conservatoire prise suite à une plainte déposée pour non-respect de l’article 15 de la Constitution qui garantit « le droit à la vie et à la liberté, dès la conception ». Une décision saluée par l’un des avocats qui a déposé cette plainte dans les pages de Clarín : « c’est une lueur d’espoir et de joie qui donne des forces à ceux qui défendent le droit à la vie », explique-t-il. Une décision qui soulève surtout de nombreuses critiques, même parmi les juristes qui s’interrogent sur la légalité de la procédure, détaille Página 12.

Le plan de relance aux États-Unis fait du surplace

Le temps passe et le plan de relance économique tant attendu n’a toujours pas été validé, plus d’une semaine après l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche. Et, face à cette inertie, les démocrates comptent bien agir sans les élus républicains, si d’aventure aucun accord bipartisan n’est trouvé, explique ce vendredi le New York Times. Les élus démocrates sont prêts à voter un texte sans l’appui des élus modérés du Parti républicain, dès la semaine prochaine, explique le quotidien. Une décision prise suite à la publication d’indicateurs économiques qui démontrent que la reprise économique s’est nettement ralentie. Il y a donc urgence à agir, estime-t-on dans les rangs du Parti démocrate.

Un texte serait donc en cours de finalisation pour un vote la semaine prochaine, et ce malgré les critiques des modérés du camp conservateur. Car selon Politico, les membres conservateurs du groupe bipartisan qui travaillaient sur ce plan de relance supplient Joe Biden de ne pas agir de la sorte. Ils rappellent, à l’image de Susan Collins, la volonté du nouveau président de sceller des accords qui doivent permettre une réconciliation. Mais dans les rangs des démocrates, on ne semble plus croire à une telle issue comme l’a confié Chuck Schumer, le chef de la majorité démocrate au Sénat, toujours dans les pages de Politico.

Décès de Cicely Tyson, actrice et icône de la communauté afro-américaine

L’actrice est décédée ce jeudi 28 janvier à l’âge de 96 ans, alors que beaucoup la pensaient plus jeune. Il faut préciser qu’elle aimait toujours garder le mystère sur son âge, détaille le Los Angeles Times. Après une carrière de plus de soixante-dix ans à la fois sur les planches de Broadway et dans les salles de cinéma, Cicely Tyson avait été récompensée en 2018 d’un Oscar d’honneur pour sa carrière et son combat en faveur de la communauté afro-américaine.

Les hommages se sont succédé après l’annonce de son décès, constate USA Today qui cite notamment l’animatrice et productrice Oprah Winfrey. Selon elle, Cicely Tyson « a décidé très tôt que son travail d'actrice serait plus qu'un travail », « elle a utilisé sa carrière pour illuminer l'humanité des Noirs. Les rôles qu'elle a joués reflétaient ses valeurs ; elle n'a jamais fait de compromis. » Un sentiment partagé par Los Angeles Times qui rappelle qu’elle avait refusé à plusieurs reprises des rôles qu’elle considérait comme des clichés.