À la Une: au Chili, «un mois d'avril sous contraintes»

·4 min de lecture

Le Chili, considéré comme un des champions mondiaux de la vaccination est contraint de se reconfiner à la veille du week-end de Pâques. « Abril de limitaciones » titre El Día ce vendredi. C’est un « mois d'avril sous contraintes » qui s’annonce donc après l’annonce de nouvelles mesures de restrictions jeudi : élargissement du couvre-feu, interdiction des déplacements et fermeture des frontières aux étrangers tout le mois d'avril, notamment.

Sur le site Emol, plusieurs experts saluent ces mesures, mais estiment qu'elles arrivent un peu tard, comme Daniel Jimenez, un épidémiologiste qui ajoute que « les alertes ont été données ces dernières semaines »,

Pour le docteur José Miguel Bernucci du collège médical chilien, la fermeture des aéroports « ne devrait pas durer qu'un seul mois »... Car il faut limiter au maximum la mobilité des gens.

Des milliers de Péruviens installés au Chili privés de vote

Conséquence de ces mesures de restrictions sanitaires au Chili, les quelque 117 000 Péruviens installés dans ce pays ne pourront pas voter pour les élections générales du 11 avril, détaille El Comercio. Scrutin annulé donc dans les six bureaux de vote que devait mettre en place l'Office national des processus électoraux péruvien (ONPE) : à Santiago, mais aussi Antofagasta, Iquique, Arica, Copiapó et Concepción.

Le journal précise que le Chili est le quatrième pays qui abrite le plus d'électeurs de la diaspora. Ceux qui habitent en Europe échappent à la suspension de ce vote, il y avait des craintes en ce qui concerne les Péruviens qui résident en France par exemple.

Le supérieur de Derek Chauvin témoigne

Aux États-Unis, le supérieur hiérarchique de Derek Chauvin estime que l'agent de police a agi de façon disproportionnée avec George Floyd. David Pleoger, aujourd'hui retraité, était interrogé par un des procureurs, qui lui a demandé à quel moment, selon lui, la police aurait dû cesser d'immobiliser George Floyd. « Derek Chauvin n'aurait pas dû maintenir son genou sur le cou » du père de famille « quand ce dernier a cessé de résister » a ainsi estimé le sergent.

À Minneapolis, le StarTribune insiste dans son titre sur le fait que Derek Chauvin n'a pas immédiatement informé son supérieur qu'il avait maintenu son genou sur le coup de Floyd, ni combien de temps il l'avait fait. Le journal précise que le témoignage de ce sergent est le premier récit de ce qu'a dit et fait Chauvin juste après le drame.

La journée de jeudi avait avant cela commencé avec le témoignage de la petite amie de George Floyd, qui a notamment évoqué leur dépendance aux opiacés, à elle comme à lui. « Une lutte commune qu'ils partageaient », titre le New York Times, qui explique que ce témoignage visait à « humaniser » George Floyd et à raconter autrement son addiction, alors que la défense dépeint un individu hors de contrôle et dangereux.

Selon le Washington Post, « l'évocation de sa lutte contre la toxicomanie permettra aux jurés d'évaluer la tolérance de George Floyd à ces opioïdes ». L'accusation pourrait bénéficier du récit de Courteney Ross, car il prend le contre-pied de la thèse de la défense, celle d'une mort par overdose. Une version des faits que les procureurs commencent justement à contester, explique le journal.

Le baseball de retour sur les terrains

Et alors que les théâtres doivent rouvrir ce vendredi à New York, jeudi ce sont les terrains de baseball qui ont de nouveau accueilli les joueurs... et de rares spectateurs. En Une du Wall Street Journal, cette photo d’un stade et de ses tribunes quasiment vides. Le journal titre : « Le baseball est de retour, et quelques fans aussi ».

Le Chicago Tribune revient sur le retour de ces fans dans l'Illinois au stade Wrigley : « Chicago s'est senti de nouveau normal, pendant quelques heures ». Une réouverture dans un « sentiment d'optimisme », note le journal, mais sous de strictes conditions sanitaires.

Le Washington Post de son côté estime qu’alors que le baseball tente un retour à la normale, cette nouvelle saison risque d'être « très fragile, car la menace du virus persiste ». À titre d'exemple : la rencontre entre l'équipe de Washington et les Mets de New York a été reportée après la découverte de trois cas positifs au sein de l'équipe de la capitale. Une reprise d'autant plus étrange dans des stades qui sont aussi des lieux de vaccination, confie un coach au journal.