À la Une: au Brésil, plusieurs chefs de l’armée démissionnent

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Ce mercredi 31 mars marque les 57 ans du coup d’État militaire au Brésil. Cela intervient au lendemain de la démission collective des trois chefs de l’armée de l’air, de terre et de la marine. Une décision prise après l’éviction de leur ministre de tutelle pour une personnalité plus proche du président Jair Bolsonaro. Du jamais vu dans l’histoire du pays. Le journal O Globo parle d’un « choc des institutions ». Les trois commandants ont clairement refusé de servir « d’instrument politique », note le journal. Le quotidien Estadão ajoute que : « Leur démission visait à montrer qu’ils refusaient de se soumettre aux caprices délirants d’un occupant temporaire de la présidence ».

Pour le journal, Jair Bolsonaro se prend pour Jules César alors que le pays sombre dans une crise sanitaire et économique sans précédent, avec un nouveau record de mortalité, la veille : plus de 3 600 personnes décédées du Covid-19. Mais la capitale Brasilia, poursuit Estadão, est en partie entre des mains de « voyous et d’adeptes de coups d’État ». Pour le citoyen brésilien, cela signifie qu’il ne pourra compter que sur lui-même, conclut le quotidien.

Aux États-Unis, un méga-plan d’investissements pour les infrastructures du pays

Le président américain Joe Biden présente ce mercredi un plan estimé à 2 000 milliards de dollars sur les 8 prochaines années. Objectif : rénover les routes, les ponts, les voies ferrées du pays… Un plan « parmi les plus ambitieux de l’histoire des États-Unis », estime le New York Times, et qui intervient juste après les 1 900 milliards de dollars du plan de relance économique visant à lutter contre les effets de la pandémie. Pour le financer, explique le quotidien, le président démocrate envisage d’augmenter les taxes sur les sociétés. Des taxes qui passeraient de 21 à 28 %, quand sous l’ère Trump elles avaient été réduites de 35 à 21 %.

À Pittsburgh, le coup d’envoi d’une nouvelle campagne électorale

Le président démocrate présentera ce plan à Pittsburgh, là où il avait commencé et achevé sa propre campagne pour la Maison Blanche. Un rendez-vous qui, ce mercredi, marquerait ainsi le coup d’envoi « d’une autre campagne » : celle en vue des élections de mi-mandat de 2022, analyse le Washington Post.

Les républicains sont vent debout contre ces hausses d’impôts qui s’annonceraient historiques, et pour le quotidien, c'est d’ailleurs « un énorme pari politique » que s’apprête à faire Joe Biden. Le président « qui souhaite réussir là où Obama et Trump ont échoué », titre Politico, face aux larges oppositions rencontrées contre les hausses d’impôts et le creusement du déficit public.

Émotion et colère au procès de Derek Chauvin

Au procès de Derek Chauvin, qui a repris lundi au tribunal de Minneapolis, quatre passants ayant assisté à la mort de George Floyd ont témoigné. Journée marquée par les larmes de Darnella Frazier, l’adolescente qui a filmé la vidéo virale du genou de Derek Chauvin sur le cou de George Floyd pendant plus de 9 minutes.

La jeune fille qui a souligné le « regard froid, sans cœur » du policier, relaie le Star Tribune, qui revient aussi sur le témoignage de cette pompier, Gevenieve Hansen, qui voulait aider George Floyd. « J’ai remarqué qu’il avait besoin d’assistance médicale », expliquant aussi qu’elle avait été à plusieurs reprises écartée par les agents de police.

Coup de tonnerre au Honduras : le frère du président a été condamné à la perpétuité pour trafic de drogue

« Prison à vie », titre El Heraldo, une peine prononcée par un tribunal fédéral de New York. Tony Hernandez se voit aussi confisquer plus de 138 millions de dollars de biens et de propriétés acquis grâce à son juteux trafic de cocaïne entre 2004 et 2015. El Heraldo décrit l’ancien député, dans son uniforme de prisonnier bleu, très vindicatif. La Prensa raconte ainsi qu’avant d’entendre la sentence, Tony Hernandez a critiqué la façon dont il a été défendu dans cette affaire. Il va d’ailleurs faire appel.

Un verdict qui a fait réagir son frère, le président hondurien lui-même. Juan Orlando Hernandez cité par El Heraldo « ce qui vient de se passer est dur pour la famille, je ne le souhaite à personne ». Le chef de l’État qui en a aussi profité pour défendre son bilan positif en matière de lutte contre le narcotrafic et de réduction de la violence dans le pays, c’est ce qu’on peut lire dans El Heraldo.

L’État d’Arizona décrète un jour férié en l’honneur des Navajos

Le 14 août honorera désormais les quelque 400 Amérindiens recrutés par l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement pour leur langage codé, explique le site Axios.

Ces « héros américains » comme les a appelés le gouverneur d’Arizona, ont ainsi mis à profit leur dialecte au service des unités de communication dans lesquelles ils servaient : cette langue s’est avérée être un code inviolable par l’ennemi.