À Atlanta, des supporters de Trump et de Biden prêts à tirer pour se défendre

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La tension est montée d'un cran, samedi, à l'annonce de la victoire de Joe Biden dans les rues d'Atlanta, où se sont rendus les envoyés spéciaux de France 24. Armés, supporters de Donald Trump et sympathisants du candidat démocrate se font face. La police est intervenue pour disperser la foule.

"Des deux côtés il y a beaucoup d'armes. Je ne pense pas que les gens aient envie de se tirer dessus. On est plus dans une logique d'auto-défense. Mais si une personne ouvre le feu ça peut se transformer en champ de bataille", confie à France 24 Victor, un partisan de Joe Biden, fusil à la main dans les rues d'Atlanta.

Dans cette ville de Géorgie, les supporters de Donald Trump sont nombreux et ils refusent d'accepter la défaite de leur candidat, s'appuyant sur la théorie du complot pour expliquer l'échec du président sortant. Le démocrate Joe Biden a été donné gagnant du scrutin américain, samedi 7 novembre, après avoir passé le seuil des 270 grands électeurs requis pour devenir le 46e président des États-Unis.

"Ce qui s'est passé c est qu'ils ont mis un programme informatique qui fait que lorsque vous votez pour Trump c'est comptabilisé pour Biden. C'est un programme informatique chinois", explique ainsi une sympathisante du milliardaire américain, sans avancer de preuves.

Armes automatiques, cagoules et tenues de camouflage

À Atlanta, une poignée de pro-Biden narguent quelques supporters défaits défilant avec des drapeaux. Parmi les manifestants, se trouvent quelques Américains lourdement armés, ont pu observer les envoyés spéciaux de France 24. Une milice pro-Trump en tenue de camouflage fait face à des hommes en cagoules avec des armes automatiques, là pour "protéger" les pro-Biden. La tension monte d'un cran en fin de journée et la police finit par intervenir pour disperser la foule.

Joe Biden a gagné la course à la Maison Blanche et il entend bien être le président de tous les Américains. Mais Donald Trump s'entête à refuser le verdict des urnes, les tensions qui affleurent en Géorgie pourraient s'envenimer.