À la Une: un an après, quelles leçons retenir de la pandémie?

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Ce lundi une cérémonie virtuelle est prévue pour les victimes du Covid-19, marquant l'anniversaire du premier mort à New York. Un an après son début, l’éditorial du Washington Post revient sur les leçons à retenir de la crise pandémique qui continue de sévir aux États-Unis et dans le monde. Et le quotidien, avant même d’aborder les leçons que l’on peut retenir de cette année si particulière, annonce que cette crise est loin d’être finie. Il y a un an, nous annoncions la crise pandémique, explique le Washington Post, mais nous ne pensions pas qu’un an plus tard ce coronavirus aurait fait plus de 2,6 millions de morts dans le monde. Une crise qui a dépassé toute les projections, non-seulement sur le plan médical, mais aussi sur le plan économique et social, estime le quotidien. Alors, quelles sont les leçons à retenir de ce que le Washington Post appelle « la plus grave catastrophe de santé publique depuis un siècle » ?

Premier point : le leadership. Sans ce dernier, il est impossible de lutter efficacement contre une pandémie comme l’a démontré la gestion de Donald Trump. Autre leçon : « la pandémie a montré à quel point les menaces pour la santé publique sont vraiment mondiales. Ce qui se passe à Wuhan affecte Worcester ; un variant à Leeds est bientôt à Los Angeles », détaille le quotidien. Il faut donc renforcer la surveillance des maladies au niveau national et mondial. Le Washington Post rappelle aussi le rôle central et l’héroïsme du personnel médical, dont beaucoup ont perdu la vie en en sauvant d’autres. Enfin, le journal souligne l’importance d’une société qui encourage l’innovation, ce qui a permis d’obtenir si rapidement des vaccins. Des leçons qu’il faut absolument retenir afin de se préparer pour la prochaine pandémie.

Aux États-Unis, la FEMA va venir en aide aux migrants mineurs

Le président Joe Biden a demandé ce week-end l’aide de la FEMA, l’Agence fédérale des situations d'urgence, pour faciliter la prise en charge de enfants migrants à la frontière avec le Mexique. Il faut dire que les critiques étaient de plus en plus nombreuses quant à la gestion de ce dossier, détaille le New York Times. La FEMA, qui fournit normalement une aide financière lors de catastrophes naturelles, aidera à trouver un abri et fournira de la nourriture, de l'eau et des soins médicaux de base à des milliers de jeunes migrants qui sont actuellement hébergés dans des centres de détention. Ce n’est pas la première fois que cette agence a été appelée à l’aide, rappelle le quotidien. Donald Trump l’avait déjà fait. Actuellement il y a des milliers d’enfants et d’adolescents dans des centres. Une situation qui s’aggrave de jour en jour, rappelle le quotidien.

L’ancienne présidente bolivienne par intérim arrêtée

Ce samedi, l’ancienne présidente par intérim, Jeanine Áñez, a été arrêtée, accusée de coup d'État contre son prédécesseur Evo Morales. Une arrestation dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet pour « sédition », « terrorisme » et « conspiration », détaille La Razón. Une enquête, précise Los Tiempos, qui fait suite à une plainte déposée en décembre dernier par une ancienne députée du Mouvement vers le socialisme, le parti d'Evo Morales et de l'actuel président Luis Arce. Jeanine Áñez a été placée officiellement en détention provisoire pour les quatre prochains mois ce dimanche à l’issue d’une audition de huit heures. Deux anciens ministres de son gouvernement sont également en détention provisoire, explique La Razón. Une information reprise par toute la presse nationale qui a choisi de mettre en Une une photo de l’ancienne présidente masquée et derrière des barreaux.

Un nouveau titulaire pour le ministère brésilien de la Santé ?

Au Brésil, où la situation pandémique reste toujours aussi inquiétante, un changement à la tête du ministère de la santé serait pressenti. Selon O Dia, le docteur Ludhmila Hajjar, cardiologue de profession, aurait rencontré le président Jair Bolsonaro ce dimanche après-midi. Elle serait donc pressentie pour remplacer le général Eduardo Pazuello, titulaire du poste depuis mai 2020 et dont la gestion de la crise pandémique fait l’objet de fortes critiques. Selon G1, la version gratuite de Globo, le général refuserait de quitter son poste. C’est en tout cas le message qu’a fait passer son bureau de presse ce dimanche. Mais toujours selon G1, le ministre brésilien de la Santé serait malade. D'où ce départ pressenti, même si l’intéressé nie. D'ailleurs Eduardo Pazuello compte bien présider ce lundi une réunion pour finaliser l’achat de vaccins Pfizer et Janssen.