À la Une : le 1er-Mai en Amérique latine

Les Latino-Américains étaient nombreux à manifester le 1er mai. Au Venezuela par exemple, le personnel du secteur hospitalier est descendu dans la rue pour réclamer des « salaires justes et dignes », comme l’écrit le journal El Nacional. Dans le centre-ville de la capitale Caracas, les chavistes se sont également donné rendez-vous, mais c’était pour célébrer le travail du gouvernement et de fustiger, une fois encore, l’oppression de « l’empire nord-américain ». Selon le président Nicolas Maduro, les sanctions américaines pèsent effectivement sur la vie quotidienne des Vénézuéliens. Il a d’ailleurs annoncé le paiement d’une prime pour les retraités à hauteur de 10 000 bolivars, soit l’équivalent d’environ 2 200 Dollars. C’est à la Une du journal 2001.

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Des manifestations violentes au Chili

Au Chili, trois personnes ont été blessées par balles lors de violents affrontements dans la capitale, en marge d’une manifestation organisée par un groupe syndical. Des commerçants auraient ouvert le feu après de violents affrontements avec les manifestants, touchant trois personnes, dont une journaliste. Selon le journal La Tercera, son pronostic vital est engagé, après avoir reçu une balle dans la tête. Les autorités ont ouvert une enquête. Le président de gauche Gabriel Boric a vivement condamné ces violences. « Nous ne pouvons pas permettre à des bandes criminelles de prendre le contrôle des rues de notre pays », a-t-il déclaré, des propos repris par la Tercera.

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Jair Bolsonaro critiqué pour avoir participé à une manifestation de ses sympathisants

Au Brésil, l’ancien syndicaliste Lula et le président Jair Bolsonaro, les deux potentiels rivaux pour la course à la présidentielle d’octobre prochain, ont convoqué chacun des manifestations. Selon le journal O Estado, le président d’extrême droite, par sa présence lors d’un rassemblement à Brasilia, a donné une légitimité à celui dont la cible principale était la Cour suprême. « Jair Bolsonaro maintient le conflit avec le pouvoir judiciaire », titre le quotidien. D’après O Estado, la campagne de diffamation de la Cour suprême a pour objectif le dénigrement général du pouvoir judiciaire, et notamment du Tribunal supérieur électoral qui validera les résultats de l’élection présidentielle d’octobre prochain, résultats que Bolsonaro pourrait ne pas reconnaitre, selon O Estado.

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Au Pérou, de nouvelles difficultés en vue pour le président Pedro Castillo.

Selon une enquête de télévision, Castillo aurait plagié une très grande partie de son mémoire de fin d’études. Le soupçon pèse également sur son épouse Lilia Paredes qui a corédigé le travail en vue d’obtenir un Master en psychologie éducative. C’est à lire dans le journal El Comercio. Pour l’instant, le couple présidentiel n’a pas encore réagi.

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Enlèvement d’un diplomate dominicain en Haïti

Il s’agit du conseiller agricole de la délégation dominicaine à Port-au-Prince. Carlos Guillen Tatis a été enlevé vendredi à Croix-des-Bouquets, dans la banlieue de la capitale haïtienne par le gang 400 Mawozo qui contrôle le quartier. C’était le gang qui en octobre dernier avait séquestré 17 missionnaires américains et leurs familles. Les autorités dominicaines ont exigé du gouvernement haïtien « une enquête immédiate pour la libération saine et sauve de Carlos Guillen », écrit le journal Listin Diario.

Selon une information du quotidien El Caribe, le gang a demandé une rançon de 500 000 dollars pour la libération du diplomate. Le journal souligne l’augmentation préoccupante des enlèvements en Haïti et l’impuissance des autorités à lutter contre ce fléau. D’après El Caribe, Haïti a battu l’an dernier le triste record du pays avec le taux d’enlèvement le plus élevé au monde par rapport au nombre de ses habitants.

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