À la Une: Les États-Unis dans l’attente des résultats de la primaire républicaine en Pennsylvanie

Ces élections vues comme un test de l’influence de Donald Trump sur son parti ont pour l’instant un résultat mitigé, selon la presse américaine. « Les résultats sont encore indécis en Pennsylvanie », titre le Washington Post qui précise que « les candidats soutenus par Donald Trump ont gagné certaines courses mais pas toutes ». Pour le New York Times, ces primaires républicaines montrent tout de même un attrait sur le long terme des électeurs républicains pour le mouvement Stop the steal (Arrêtez le vol). En effet, les candidats aux meilleurs scores aujourd’hui seraient ceux qui ont le plus agressivement remis en cause les résultats des élections de 2020.

Plus direct encore, le titre du Huffington Post : « L’organisateur du 6 janvier remporte la primaire en Pennsylvanie. » Le site d’information fait référence à l’assaut du capitole organisé le 6 janvier 2021 contre l’élection du président Biden.

Sur son site, NPR met également en avant cette victoire aux primaires pour le poste de gouverneur de Doug Mastriano soutenu par Donald Trump, sénateur d’extrême droite connu pour avoir ardemment soutenu la thèse d’une fraude électorale généralisée en 2020.

Reprise de contact entre l’opposition et les autorités vénézuéliennes

Une photo est à la Une de tous les journaux, peu importe leur tendance politique. La photo d’une poignée de main entre les représentants des délégations du gouvernement et de l’opposition. Jorge Rodriguez et Gerardo Blyde se sont rencontrés mardi au Mexique pour tenter de reprendre le dialogue politique.

Les négociations étaient à l’arrêt depuis huit mois, rappelle El Universal, elles ont repris grâce à la levée de sanctions américaines sur le Venezuela. Tout comme Tal Cual et Ultimas Noticias, El Universal rapporte les différents efforts de communication menés des deux côtés. Sur Twitter, Jorge Rodriguez poste la même photo que celle des journaux et titre sur une réunion de travail pour le futur pour sauver l’esprit des négociations au Mexique.

Le représentant du régime de Maduro rappelle tout de même la demande de libération d’Alex Saab dont l’arrestation aux États-Unis pour blanchiment d’argent avait justement mis fin aux négociations de Mexico en octobre dernier. De son côté, Gerardo Blyde publie un communiqué pour la reprise de négociations qui n’auraient jamais dues être suspendues selon la plateforme unitaire. Juan Guaido figure de l’opposition, lui, tweete sur l’urgence de passer un accord pour trouver des solutions à la tragédie humanitaire complexe dont souffre aujourd’hui la population vénézuélienne.

Au Mexique, triste record des 100 000 disparus depuis 1964.

Actuellement, au Mexique, une personne disparait toutes les 53 minutes, rappelle l’éditorialiste d’Excelsior. 100 000, c’est aussi trois fois le nombre de disparus sous la dictature argentine, développe Pascal Beltran del Rio. Les trois quarts des femmes enlevées avaient entre 10 et 24 quatre ans, un chiffre qui met en évidence les trafics d’êtres humains organisés dans le pays.

Sur ces 100 000 cas de disparitions, seulement 35 ont mené à des condamnations, rapporte La Razon. La Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a demandé au gouvernement plus d’actions contre l’impunité qui règne dans le pays. Les collectifs de recherches formés par les proches de disparus accusent les autorités de simuler des avancées à ce sujet. Au-delà de la recherche des disparus, ils demandent une réelle réflexion de fond pour empêcher les jeunes en manque de perspectives de rejoindre les groupes criminels.

► À lire aussi : Mexique: 91 assassinats par jour en moyenne en 2021, en légère baisse

Légalisation de l’avortement dans l’État mexicain de Guerrero

Des cris de victoire ont retenti mardi dans les rues d’Acapulco et d’autres villes de l’État de Guerrero. Les cris des militants, en majorité des femmes, qui ont combattu pour avoir le droit d’avorter dans cet état de l’ouest du pays. « Ça y est, c’est une loi » le slogan du mouvement repris en titre par el Milenio qui développe : « après 15 ans de mépris et de résistance législative, le Congrès de Guerrero a approuvé la dépénalisation de l’avortement. Les petites filles de plus de 9 ans victimes de viol ne seront plus obligées d’accoucher, de sacrifier leur futur à la maternité. Les femmes ne risqueront plus la prison pour avoir refusé de devenir mères. »

Après ce vote, Guerrero devient ainsi le 8e État à autoriser l’avortement durant les trois premiers mois de grossesse, comme le rappelle El Universal. Mais c’est aussi l’un des États les plus pauvres du pays et parmi ceux dont le nombre de décès au cours d’avortement clandestin était le plus important, une victoire donc d’autant plus primordiale.

► À lire aussi : Mexique: la Cour suprême juge inconstitutionnelle la criminalisation de l'avortement

En Argentine, jour de recensement aujourd’hui avec le décompte des personnes de descendance africaine.

Les premiers recenseurs ont déjà commencé à arriver dans les foyers argentins, selon la Nacion, pour réaliser cette opération organisée tous les 10 ans. Cette fois avec deux ans de retard à cause du Covid-19.

Parmi les nouveautés cette année, celle de l’identification ethnique proposée à tous les Argentins, avec la possibilité de se déclarer comme afro-descendant. « C’est un moment historique, fruit d’une lutte de nombreuses années », affirme l’écrivain Afro-Argentin Nelida Wisneke interviewé par El Pais. Comme beaucoup d’Argentins, il a parmi ses ancêtres des esclaves qui ont fui le Brésil au XIXe siècle. De son point de vue, cela permettra d’exprimer par des statistiques les réalités économiques et sociodémographiques de cette communauté, de lutter contre le racisme dont souffre les membres de cette communauté, mais aussi d’en finir avec une vision européo-centrée et coloniale de la société argentine.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles