À la Une: États-Unis, la guerre intestine au sein des républicains

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Le site d’information Politico parle d’une réunion « tendue » des parlementaires conservateurs à la Chambre des représentants, une réunion qui a duré quatre heures et pendant laquelle les élus se sont vivement disputés pour savoir s’il fallait ou non maintenir Liz Cheney, la numéro 3 du parti de cette assemblée, à son poste. Le vote était finalement sans appel, une écrasante majorité d’élus – 145 contre 61 – se sont prononcés en faveur de la fille de l’ancien ministre de la défense Dick Cheney. Maintenant, poursuit Politico, le chef des conservateurs à la Chambre, Kevin McCarthy, « espère clore ce débat interne et se concentrer sur le véritable objectif de son parti, à savoir combattre le programme politique du président Joe Biden ».

Hausse des ventes d’armes après l’attaque du Capitole

Les tensions et incertitudes politiques à Washington ont des conséquences directes sur le comportement des Américains : ils se ruent sur les armes à feu. C’est à lire dans le Washington Post. Rien que depuis le début du mois de janvier, 2 millions d’armes ont été vendues aux États-Unis, c’est une hausse de 80% par rapport à l’année dernière. Selon le Washington Post, l’explosion des ventes est directement liée à l’attaque du Capitole à Washington le 6 février dernier. Autre raison, l’incertitude des Américains concernant la politique du contrôle des armes feu que va suivre la nouvelle administration. Certains craignent que la législation se durcisse et souhaitent compléter leur collection d’armes. Autre motivation avancée par les « first buyers », comme on les appelle aux États-Unis, c’est-à-dire ceux qui se procurent une arme pour la première fois : le manque de confiance dans la capacité de la police à les protéger. Cette demande accrue aboutit à une situation inédite, écrit le Washington Post : certaines armureries n’ont plus de balles en stock. D’après le Washington Post, le phénomène n’est pas nouveau : à chaque fois qu’un président démocrate prend les rênes de la Maison Blanche, la vente des armes à feu augmente drastiquement, c’était aussi le cas lorsque Barack Obama est devenu président en 2008.

Dernière journée de campagne présidentielle en Équateur

Les seize candidats profitent de cette dernière journée avant le scrutin de ce dimanche pour organiser des rassemblements surtout en province, écrit El Comercio. Pandémie oblige, le nombre de personnes pouvant assister aux meetings est limité. Pas plus de 200 personnes et 50 voitures par réunion électorale. Le vote étant obligatoire en Équateur, tout électeur qui ne se rend pas aux urnes doit payer une amende à hauteur de 10% du salaire minimum, selon El Universo, qui appelle dans son éditorial les Équatoriens à aller voter.

Avec seize candidats, on se dirige forcément vers un second tour, estime le journal La Hora. Aucune enquête d’opinion ne prévoit d’ailleurs la victoire d’un candidat dès le premier tour. Le favori des sondages s’appelle Andrés Arauz, dauphin de l'ancien président socialiste Rafael Correa. À 35 ans il pourrait, en cas de victoire, devenir le plus jeune président équatorien, à condition de battre celui qui arrive en deuxième place dans les enquêtes d’opinion, l’ancien banquier de droite Guillermo Lasso.

La popularité du vaccin russe en Amérique latine

L’autre actualité sur le continent américain, c’est bien sûr le Covid-19. Le Brésil lui aussi se tourne vers la Russie pour acheter le vaccin Spoutnik V. Cette décision a été rendue possible grâce à une simplification de la procédure des autorités sanitaires pour étudier les demandes d’urgences. Selon Carta Capital, l’agence Anvisa n’exige plus que les essais de phase 3 (donc les tests d’efficacité et de sécurité du vaccin) soient réalisés au Brésil.

Ce sera le cas pour le vaccin russe dont l’achat sera ainsi facilité, écrit le site d’information G1. Le gouvernement brésilien compte d’ailleurs boucler l'achat de 30 millions de doses du Spoutnik V demain vendredi.

Ce médicament a longtemps été perçu avec méfiance, écrit le journal argentin La Nacion, parce qu’il a été rapidement mis au point sans publication de données scientifiques. Et c’est grâce à son approbation par l’Argentine, en décembre dernier, que le Spoutnik a pénétré le marché sud-américain, l’Amérique latine, un continent qui a déjà perdu un million d’habitants à cause de la pandémie.