À la Une: États-Unis, la Géorgie peut-elle basculer en faveur de Joe Biden?

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Cet ancien bastion républicain est devenu un État que Joe Biden pourrait remporter la semaine prochaine. Comme un peu partout aux États-Unis, la démographie est favorable aux démocrates. La population de la Géorgie augmente, notamment dans les « suburbs » les banlieues, et c’est une population plus jeune, plus diversifiée, qui s’y installe. Un habitant sur dix est né à l’étranger. Selon un reportage à lire dans le New York Times, les républicains continuent à dominer les zones rurales, toujours marquées par d’immenses plantations de pêches et de cacahuètes. Dans les banlieues autour d’Atlanta vivent des immigrés venus d’une quarantaine de pays.

Des immigrés auxquels se mélangent des « bobos », des « bourgeois bohémiens américains » qui sont attirés par cette diversité culturelle et culinaire. Même un avocat local proche des républicains l’admet : les habitants de ces nouvelles banlieues préfèrent voter démocrate. Comme la Virginie, la Caroline du Sud, la Floride et le Texas, la Géorgie fait partie de ce qu’un politologue appelle le « growth south », donc le Sud qui prospère et qui attire de nombreux étrangers ou Américains venant du Nord. Parmi eux, des Latinos et des Asiatiques qui ne sont pas très enclins à voter en faveur des républicains.

Une nouvelle Cour suprême bien ancrée à droite

La confirmation de la magistrate conservatrice Amy Coney Barrett à la Cour suprême des États-Unis fait la Une des journaux nord-américains. « C’est un Sénat profondément divisé qui a voté en faveur de la juge proposée par Donald Trump », écrit le Washington Post. En fait, Amy Coney Barrett est la première juge depuis 1869 qui a été soutenue par un seul parti. Lors des confirmations précédentes, au moins un ou deux sénateurs démocrates avaient donné leur voix en faveur du magistrat proposé par les républicains. Le problème de cette nouvelle Cour suprême, solidement ancrée à droite avec six juges conservateurs contre trois progressistes, c’est qu’elle n’est pas en phase avec la société américaine, remarque le Washington Post. Cette société, elle est de plus en plus marquée par des valeurs que l’on pourrait qualifier de centristes, voire progressistes. Par exemple, une majorité d’Américains estime que l’avortement devrait être légal dans tous ou la plupart des cas. Une position qui tranche avec la nouvelle majorité des juges de la Cour Suprême, plutôt hostile à l’IVG.

Echec pour les démocrates du Wisconsin

La Cour suprême qui a voté hier sur un autre sujet, à savoir les demandes d’extension pour le dépouillement des bulletins de votes. Les démocrates du Wisconsin avaient demandé une autorisation pour prolonger le dépouillement des bulletins de vote six jours après l’élection du 3 novembre. Une pétition rejetée par la Cour suprême qui a voté selon les lignes partisanes, à savoir cinq contre trois, note le site d’information The Hill. D’après ce journal en ligne, la décision de la Cour suprême pourrait avoir un impact sur les électeurs démocrates qui sont plus enclins à voter par correspondance.

Bataille politique pour la rédaction de la nouvelle Constitution chilienne

Au Chili, après le oui massif pour une nouvelle Constitution rédigée par les citoyens, la bataille politique commence pour l’élection des membres de la commission chargée de la rédiger.C’est la « mère de toutes les batailles », titre le journal La Tercera en citant un ministre du gouvernement Pinera. Chacun essaie d’avancer ses pions sachant que la nouvelle convention en charge de la rédaction du texte sera composée de 155 citoyens et comportera autant d'hommes que de femmes. L’élection se fera en avril 2021. L’opposition de centre gauche est en train de réfléchir à la meilleure stratégie. Faut-il présenter une liste ou plusieurs ? La question n’est pas encore tranchée. Quant au gouvernement, il plaide pour une liste unique aux élections de cette convention.