À la Une: Aux États-Unis, Donald Trump se dit victime de fraudes massives

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Si Joe Biden se dit confiant et appelle ses concitoyens au calme tant que le dépouillement n'est pas terminé, Donald Trump lui n'en démord pas : il a gagné cette élection, selon lui, une élection entachée de nombreuses fraudes, a-t-il encore répété à l’occasion d’une intervention devant la presse à la Maison Blanche. « Un discours d'une malhonnêteté historique », titre notamment le Washington Post ce matin dans l'une de ses tribunes.

Pendant 15 minutes, l'actuel locataire de la Maison Blanche a été encore plus loin en matière de désinformation que lors de ses précédentes interventions, estime le quotidien. Faisant état de fraudes massives dans de nombreux États sans apporter la moindre preuve, Donald Trump se dit victime d'une campagne visant à l'empêcher de remporter le scrutin et estime qu’on lui vole sa victoire.

Un président qui a refusé de répondre aux questions des journalistes alors que ces derniers étaient en mesure de le contredire, détaille le Washington Post. Une intervention du président qui a même été interrompue par trois chaînes de télévision nationale pour cause de désinformation. ABC, CBS et NBC ont toutes les trois suspendues la retransmission pour démentir tout de suite les propos du président qui faisait état de fraudes massives détaille le New York Times. CNN et Fox News ne l'ont pas coupé, explique le quotidien, mais se sont livrés à une analyse exhaustive par la suite pour démontrer que ces allégations étaient fausses.

Plus le dépouillement avance, plus Joe Biden se détache

Plus le temps passe et plus une victoire de Joe Biden semble se confirmer. Le candidat démocrate est passé en tête en Géorgie ce matin, annonce USA Today. Mais l’écart entre les deux candidats est infime et s’il reste inférieur à 0,5%, un nouveau décompte sera organisé, ce qui devrait en être de même en Pennsylvanie où là aussi l’écart est très serré. Donald Trump reste en tête dans cet État de la Rust Belt, mais son avance se dilapide avec le dépouillement des votes par correspondance. Un État qui devrait selon toute logique être également remporté par Joe Biden détaille le quotidien.

Par contre il faudra être un peu plus patient pour les résultats dans le Nevada et en Arizona, prévient USA Today. A l’heure actuelle, Joe Biden compte 253 grands électeurs selon le Washington Post, contre 214 pour Donald Trump, sachant que 270 grands électeurs sont nécessaires pour être élu président.

Le camp Trump critique le manque d’investissement du parti républicain

Des critiques qui en disent long sur l’ambiance qui règne au sein des conservateurs. Comme le détaille The Hill, en l’absence de réaction de la part de l’establishment du parti républicain, seule la famille du président semble suivre l’actuel locataire de la Maison Blanche. Donald Trump junior, le fils aîné du président, dénonce le manque de réaction d’élus ou de membres du parti qui souhaiteraient se présenter dans quatre ans. « Il est temps de faire le ménage et d'arrêter de ressembler à une république bananière », estime-t-il. Son frère Eric Trump a même été plus clair sur les réseaux sociaux : « Où sont les républicains ? Soyez courageux, battez-vous contre cette fraude », a-t-il notamment écrit. Pour le Washington Post, le parti républicain est en train de se diviser. Preuve en est : même Mitch McConnel, le chef de la majorité au Sénat, pourtant fervent défenseur de Donald Trump, n’ose plus s’exprimer dans les médias.

La tempête tropicale Eta laisse derrière un lourd bilan, notamment au Guatemala.

Cinquante personnes sont décédées selon le président guatémaltèque, principalement dans la ville de San Cristobal Verapaz, située dans le centre du pays, où vingt-cinq habitations ont été englouties par des glissements de terrain. Des inondations sans précédent ont été constatées, les rues de certaines localités s’étaient transformées en véritables cours d’eau, constate La Prensa. De nombreuses personnes sont encore recherchées au Guatemala, mais également au Nicaragua. Une tempête qui ravive le cauchemar de l’ouragan Mitch, il y a vingt-deux ans, estime le quotidien argentin Clarin. Un ouragan qui avait frappé l’Amérique centrale, comme Eta, et qui avait fait plus de 5 000 morts et laissés plus d’un million et demi de personnes sans abri en 1998 et une facture de plus de quatre milliards de dollars.