À la Une: «Les États-Unis ont une dette à l’égard des alliés afghans»

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Le journal USA Today souhaite que les réfugiés afghans soient accueillis « à bras ouverts » par les États-Unis. Parmi tous les migrants étrangers désireux de venir dans le pays, les réfugiés afghans sont « une catégorie à part », estime le journal. Car des milliers d’Afghans ont aidé l’armée américaine, ils ont protégé les soldats, ils ont travaillé entre autres comme traducteurs ou gardes de sécurité.

Les États-Unis ont une dette à leur égard, « nous leur devons le meilleur accueil possible dans notre pays », explique le directeur d’une ONG américaine, spécialisée dans la protection des réfugiés. Selon USA Today, des dizaines de milliers d’Afghans ont déjà pu être évacués. Mais des milliers d’Afghans attendent toujours désespérément d’avoir leur visa, le précieux sésame pour entrer sur le territoire américain, écrit USA Today.

L’accueil des réfugiés divise le parti républicain

Selon le New York Times, certains conservateurs ont accusé le président démocrate d’avoir abandonné ceux qui ont travaillé pour les Américains pendant 20 ans. « Ces conservateurs “traditionnels” défendent l’accueil des Afghans qui ont fait des sacrifices pour les États-Unis », écrit le New York Times. Mais d’un autre côté il y a les « trumpistes », les sympathisants de l’ex-président qui accusent Joe Biden de « laisser entrer des terroristes » dans le pays, selon le chef des républicains à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, cité par le New York Times. C'est un avis que partage l'ancien président Trump.

Cette division au sein du parti républicain est un nouveau test pour mesurer l’influence de Donald Trump sur les conservateurs. La nouvelle ligne de partage au sein du parti tourne autour des questions d’immigration, explique un expert du Grand Old Party dans le New York Times.

Reach, la petite fille née sur un vol d’évacuation

Une migrante afghane aura à coup sûr la citoyenneté américaine. Elle s’appelle Reach, d’après le nom de code de l’avion militaire américain dans lequel elle est née il y a quelques jours. C’est à la Une du site de CNN.

Reach est l’un des trois bébés dont les mères ont accouché pendant ou juste après le vol d’évacuation de Kaboul. CNN cite le pilote qui est visiblement très heureux qu’une petite fille ait vu le jour dans son avion. « Peut-être qu’elle sera pilote d’avion plus tard, ce serait mon rêve », a-t-il plaisanté. En tout cas, le bébé et la mère vont bien, nous rassure CNN.

« Il fallait commencer l’évacuation plus tôt »

Le retrait et l’évacuation chaotique laissent un goût amer chez les vétérans qui ont servi en Afghanistan. C’est le cas d’un ancien officier canadien. Son témoignage est à lire dans le journal québécois Le Devoir. Lui a aidé les Afghans à mettre en place une police moderne et il craint qu’il ne restera plus grand-chose de tous ses efforts réalisés pendant 20 ans. Il se souvient avoir eu des discussions avec des officiers américains en 2011.

« Je leur ai demandé combien de temps ils pensaient que le régime afghan allait tenir après le retrait de leurs troupes. L’évaluation la plus réaliste à l’époque, c’était trois semaines. Dans les faits, Kaboul est tombée avant qu’on parte. Il fallait commencer l’évacuation il y a des mois », regrette cet officier canadien.

Au Venezuela, les cas de Covid-19 sont en hausse

Plus de 1 000 nouvelles infections dans les dernières 24 heures selon le gouvernement. Un chiffre cependant contesté par le président de l’organisation locale, la Federación Médica Venezolana. Selon Douglan Leon Natera, il faudrait multiplier les données officielles par 10. Dans le journal El Nacional, le chef de l’association de médecins déplore la mort de 530 collègues, tous décédés du Covid-19. Le gouvernement porte une responsabilité dit-il car il était incapable d’assurer une protection sanitaire adéquate au personnel soignant.

De leur côté, l’ONG Médicos Unidos de Venezuela met en garde contre une forte augmentation de nouveaux cas de Covid dans le pays. L’ONG rappelle que seulement trois pour cent de la population est complètement vaccinée, et ce alors que la rentrée scolaire approche ainsi que la campagne pour les législatives. C’est à lire dans Diario 2001.

Vote de confiance au Parlement péruvien

Au Pérou, le Parlement se réunit ce jeudi pour exprimer sa confiance (ou non) au nouveau Premier ministre. « C’est le jour J », titre le journal Expresso. Le quotidien estime que le cabinet du Premier ministre de Guido Bellido, un ingénieur sans expérience politique, aura la confiance des députés, même si le résultat sera serré. Le journal El Comercio de son côté demande aux députés de ne pas approuver le cabinet de Pedro Castillo.

Le journal rappelle que le Premier ministre fait objet d’une enquête pour « apologie du terrorisme » présumée après des déclarations qu’il aurait faites concernant l’ex-guérilla maoïste du Sentier lumineux. Et le ministre de l’Intérieur vient de reconnaître avoir fréquenté dans le passé l’une des membres du Sentier lumineux. Selon nous, ce gouvernement ne mérite pas de la confiance des élus, conclut El Comercio.

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