À la Une: Aux États-Unis, la Commission judiciaire débute ses auditions

C’est une nouvelle étape qui débute aujourd’hui, explique le Washington Post. Après deux mois d’enquêtes, le Congrès américain va désormais devoir répondre à la question : est-ce que les faits reprochés à Donald Trump justifient sa destitution ? C’est donc une seconde phase qui s’ouvre et qui risque d’être très haute en couleur estime le quotidien. « Les membres les plus agressifs du comité judiciaire sont prêts au combat », titre même le Washington Post. Si le camp démocrate compte continuer le travail entrepris ces derniers mois, du côté républicain, il faut s’attendre à des explications et des justifications proches de la conspiration selon le quotidien.

The Hill, lui, s’interroge : à qui va faire le plus de mal cette procédure, aux républicains ou aux démocrates ? Et le simple fait que la commission du renseignement soit parvenue à publier son rapport est déjà un point positif pour le camp démocrate, estime le quotidien. Par ailleurs, les sondages montrent un solide soutien à l’enquête de mise en accusation elle-même, même si le public semble moins enclin à destituer Donald Trump. Certains démocrates soutiennent également que les arguments moraux en faveur de la destitution de président américain transcendent tout calcul politique. Voilà pour les éléments en faveur du parti démocrate. Les républicains eux, considèrent que le processus de destitution aura un effet électoral minimal, en particulier compte tenu de la polarisation de la nation sur la politique en général et sur Trump en particulier. The Hill explique que le président américain n’a pas perdu de soutien, il n’y a pas plus d’Américains qui désapprouvent le travail de Donald Trump qu’avant que la procédure ne soit lancée. Difficile donc de prédire à ce stade quel camp pâtira de cette procédure.

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Nouvelle journée de manifestations en Colombie

Après une première journée de discussions stériles entre les autorités et le comité national de grève, c’est une nouvelle journée de manifestations qui est prévue ce jeudi. Les autorités ont annoncé qu’elles allaient déployer des moyens supplémentaires, notamment à Cali, détaille El Pais version colombienne. En plus des agents de police déjà mobilisés, des soldats seront également présents et un soutien aérien des forces armées sera également mis en place. Par contre la mairie de Cali a précisé qu’elle ne demanderait l’intervention de l’ESMAD, les forces anti-émeute coupables d’avoir tué trente-quatre personnes ces vingt dernières années, qu’en cas de désordre public. A Bogota, l’armée sera également présente dans les rues de la capitale détaille El Tiempo. Les leaders syndicats des étudiants ont discuté hier avec les autorités de la ville pour tenter de mettre en place une sorte d’accord afin que le droit à la vie soit respecté. Une journée qui s’annonce tendue alors que demain jeudi les autorités se réuniront à nouveau avec le comité national de grève annonce El Espectador.

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Premières condamnations au Honduras dans le dossier Berta Caceres

Sept personnes ont été condamnées pour l’assassinat de Berta Caceres, une écologiste indigène abattue le 2 mars 2016 pour s’être opposée à la construction d’un barrage. Les condamnations ont été annoncées ce lundi détaille El Mostrador. Les sept personnes en question avaient été arrêtées entre mai 2016 et février 2017. Elles ont été condamnées à des peines de trente à cinquante ans d’emprisonnement. Deux autres personnes sont en attente de jugement dans ce dossier. Le tribunal a par ailleurs reconnu que l’entreprise hydroélectrique propriétaire du barrage avait donné son feu vert pour qu’on assassine cette défenseuse de l’environnement. Une affaire qui avait soulevé un tollé au niveau international à l’époque des faits.

Nicolas Maduro et ses proches à nouveau visés par des sanctions

Selon El Nacional, 18 pays membres du TIAR, un traité interaméricain d’assistance réciproque, ont décidé d’interdire au président vénézuélien et une trentaine de ses alliés de traverser leurs frontières ou d’y exercer des opérations financières. Une décision qui s’applique donc à Nicolas Maduro, mais aussi à l’ensemble de son équipe gouvernementale, ainsi qu’au numéro deux du régime Diosdado Cabello ou encore au président du Tribunal suprême de justice. Une décision dénoncée par Nicolas Maduro détaille Ultimas Noticias.