À la Une: les États-Unis abandonnent les poursuites contre l’ex-ministre mexicain de la Défense

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C’est une révélation exclusive du New York Times : « Ces derniers jours, Mexico avait lancé un avertissement inouï à ses homologues de Washington : si les États-Unis ne revenaient pas sur leurs poursuites lancées contre l’ex-ministre de la Défense pour trafic de drogue, le Mexique envisagerait d'expulser tous les agents fédéraux américains de la lutte anti-drogue du pays, mettant ainsi en péril un partenariat de plusieurs décennies qui a contribué à traduire en justice des barons de la drogue de premier plan ».

« L’arrestation, le mois dernier, de Salvador Cienfuegos par des agents fédéraux américains en Californie avait en effet provoqué l’indignation de Mexico », rappelle encore le journal. « Le gouvernement mexicain n’en avait pas été informé en amont et considère cette arrestation comme un abus de confiance entre alliés ».

La menace d’expulser les agents américains anti-drogue semble en tout cas avoir porté ses fruits. Hier, « à la demande du procureur général américain William Barr lui-même, un juge fédéral de Brooklyn a déclaré qu’il abandonnait les accusations contre Monsieur Cienfuegos, un ancien général de l'armée », rapporte encore le New York Times.

Mais ce revirement a provoqué la colère des membres du Congrès américain. Bob Menendez, président démocrate de la commission des affaires étrangères, réclame des explications : « La coopération avec le gouvernement mexicain est essentielle pour maintenir notre sécurité nationale », souligne-t-il avant d’ajouter « Ces relations bilatérales doivent être fondées sur le respect commun de notre propre État de droit et d'une procédure régulière ».

Selon le journal mexicain Proceso, Salvador Cienfuegos est déjà de retour au Mexique. « Les agents du département américain de la justice l’ont amené sur le territoire mexicain et libéré » écrit Proceso, qui cite un document officiel remis au juge mexicain en charge de cette affaire. « En revanche ce document ne révèle rien sur le lieu de la libération de l’accusé ».

Et le New York Times de conclure : « Il n’y a aucune garantie que Salvador Cienfuegos soit jamais poursuivi en justice au Mexique ».

Colombie : environ 500 migrants vénézuéliens ont tenté de rentrer de force dans leur pays natal

Ces migrants ont essayé de « traverser le pont international Simon Bolivar, le principal poste frontière entre la Colombie et le Venezuela », rapporte ce jeudi le journal vénézuélien Efecto Cocuyu. Selon un communiqué publié par les services colombiens de migrations, le pont était rempli de Vénézuéliens qui traînaient des sacs et des valises mais qui se sont vu refuser leur entrée sur le territoire vénézuélien.

La frontière entre le Venezuela et la Colombie est fermée depuis février 2019 et la rupture des relations diplomatiques décidée par le président vénézuélien Nicolas Maduro. Et en mars dernier, la Colombie a à son tour décrété la fermeture des frontières avec son voisin pour endiguer la propagation du coronavirus. Depuis, des milliers de migrants vénézuéliens qui voudraient rentrer chez eux en raison de la crise sanitaire, se trouvent bloqués en Colombie. De plus, la situation, mercredi, sur le pont Simon Bolivar posait un risque supplémentaire, souligne le quotidien El Nacional : « en raison des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région frontalière, le pont peut s’effondrer à tout moment si trop de personnes se trouvent sur cette structure. Ce sont ces mêmes intempéries qui empêchent les migrants vénézuéliens d’emprunter des petits sentiers qui les conduisent de façon clandestine de la Colombie au Venezuela ».

Equateur : un effondrement dans une mine illégale a fait au moins trois morts

« Trois personnes ont été retrouvées vivantes, deux autres restent portées disparues », rapporte El Comercio. Selon le quotidien, qui cite les premiers éléments d’une enquête du Service équatorien de gestion des risques et des désastres, des « excavations dans cette mine, située dans la province d’Esmeraldas, ont provoqué un glissement de terrain ».

La Hora qualifie cet accident aujourd’hui de « tragédie ». Le journal parle même de cinq morts. Deux enfants, âgés respectivement de 9 et 11 ans, seraient parmi les victimes de cet effondrement qui a lieu mercredi. « Cette région côtière, proche de la frontière colombienne, est connu pour l’activité minière clandestine ; un secteur qui a recours au travail des femmes et des enfants », souligne La Hora.

Le gouvernement de Lenin Moreno a envoyé des équipes de secours sur place.