À la Une: émotion au Brésil après la mort d’une ressortissante tuée à Nice

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Elle est l’une des trois victimes tuées par l’assaillant de Nice : la Brésilienne Simone Barreto Silva, 44 ans. La photo de la mère de trois enfants qui vivait en France depuis 30 ans se trouve en Une des principaux journaux. Dans un communiqué cité par Folha de Sao Paulo, le président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro « exprime ses profondes condoléances aux proches et amis » de la Brésilienne, originaire de Salvador qui avait également la nationalité française. Ayant une formation de cuisinière, elle s’occupait des personnes âgées.

Comme les deux autres victimes, elle a été attaquée à l’intérieur de la basilique, mais a réussi à s’enfuir. Elle est décédée de ses blessures plus d’une heure après dans un restaurant à proximité. Selon sa cousine qui s’exprime sur le site d’information brésilienne G1, la famille a appris son décès hier en fin de journée.

« C’était une personne très joyeuse, elle était pleine de vie et son rêve c’était de partir avec un food truck pour faire le tour du monde », ajoute la cousine, encore sous le choc. « C’est comme si on m’avait tiré le sol sous les pieds, explique-t-elle. On n’arrive pas encore à comprendre que Simone ne reviendra plus jamais et ne verra plus jamais ses enfants et sa famille. »

Les latinos, un électorat très courtisé par Donald Trump

À J-4 des élections américaines, Donald Trump et Joe Biden tentent de mobiliser un électorat clé, les latinos. C’est à la Une du Washington Post. L’équipe du président sortant a lancé une campagne de publicité dans Etats qui comptent une importante communauté latino et où le résultat s’annonce serré comme la Pennsylvanie et le Texas.

D’autres États ciblés sont l’Arizona ou encore le Nevada. Le message de ces spots de télévisions est, en résumé : « Vous avez tout sacrifié pour venir ici, réaliser votre rêve et offrir à votre famille un avenir meilleur. Nous avons le choix : soit nous préservons le rêve américain soit nous laissons la pandémie du Covid-19 détruire notre destin ». Et le spot qui est diffusé en espagnol se termine en disant : « Comme le président Trump, nous allons gagner la guerre contre le coronavirus ».

… et Joe Biden

Le candidat démocrate leur a promis de signer, s’il est élu, un décret créant une équipe spéciale capable de retrouver les parents des 545 enfants mineurs qui sont encore séparés de leurs familles. Joe Biden souligne dans ses spots de campagne aussi que la politique d’immigration de l’administration Trump est « très inhumaine ». Alors pourquoi cet effort de dernière minute ? Selon des conseillers de Joe Biden, les démocrates doivent se rapprocher encore plus de la communauté latino afin de pouvoir les inciter à voter.

Les sondages montrent que la majorité de cet électorat penche en faveur de Joe Biden, mais environ un latino sur trois serait enclin à donner sa voix pour Donald Trump. De manière générale, la communauté latino se mobilise peu pour les élections. D’après un autre sondage publié par le Pew Research Center,deux tiers des électeurs américains se disent « motivés » pour aller voter, contre seulement la moitié des électeurs latinos.

L’ancienne présidente bolivienne menacée par un procès

Jeanine Anez est accusée d’être responsable de conflits sociaux qui ont fait une trentaine de morts l’an dernier. Des accusations formulées par le mouvement de l’ancien président Evo Morales, MAS, et portées devant le Parlement, avec succès. La Chambre des députés et le Sénat, réunis en session conjointe, ont approuvé un rapport parlementaire sur les « massacres de Senkata, Sacaba et Yapacaní ». Le Parlement sortant recommande un « jugement en responsabilités » devant la justice contre l’ex-présidente Jeanine Áñez pour génocide et autres délits.

C’est en Une de la presse bolivienne. Selon la présidente du Parlement, citée par El Deber, ce sera à la nouvelle Assemblée de valider le procès contre l’ex-présidente, à condition de réunir une majorité de deux tiers. Ce dont le parti socialiste du MAS ne dispose pas, souligne le journal. L’ancienne présidente Jeanne Anez, elle, fustige un esprit de « revanche politique ». Elle a demandé au secrétaire général des Nations unions d’envoyer un « représentant spécial » pour surveiller le processus de transition. C’est à lire dans le journalLa Razon.