À la Une: à peine désigné, Joe Biden s’attelle à la tâche

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Le président désigné Joe Biden qui devrait prendre ses fonctions le 20 janvier 2021, n’a pas attendu pour se mettre au travail, annonce la presse américaine. Et l’urgence c’est la pandémie de coronavirus et l’économie, comme le titre ce matin le Washington Post. Le 46e président élu compte mettre en place dès ce lundi 9 novembre une cellule de crise sur la pandémie qui a déjà fait plus de 237 000 morts aux États-Unis, une cellule composée de scientifiques et d’experts. La pandémie continue de progresser d’où l’urgence.

Concrètement, selon le Washington Post, Joe Biden souhaite débloquer des fonds pour intensifier les tests de coronavirus, acquérir des équipements de protection supplémentaires et investir 25 milliards de dollars dans la fabrication et la distribution de vaccins. Sur le plan économique, Joe Biden serait en train de préparer une série de décrets et son équipe va commencer à négocier avec les républicains pour mettre en place un budget, précise le quotidien. Et selon le New York Times, les bonnes relations de Joe Biden avec une grande partie des élus républicains devraient ou pourraient lui faciliter la tâche.

Donald Trump refuse de concéder sa défaite

Alors que l’équipe de Joe Biden se retrousse les manches pour préparer son arrivée à la Maison Blanche, du côté de Donald Trump on refuse toujours de s’avouer vaincu. L’actuel locataire de la Maison Blanche refuse de concéder la défaite et annonce des plaintes devant les tribunaux et des manifestations, même s’il ne précise ni quand ni où. Des recomptages devraient être effectués dans certains États comme par exemple la Géorgie, détaille le New York Times.

Donald Trump continue d’affirmer que l’élection a été volée, il parle de fraudes massives, sans aucune preuve, précise le quotidien, ce qui met son parti dans une position délicate. Du coup, hier, certains caciques républicains comme l’ancien président George Bush ont pris position, reconnaissant publiquement la victoire de Joe Biden. L’ancien président propose même son aide si d’aventure elle s’avérait nécessaire. Un parti républicain qui se divise même si la base d’électeurs de Trump semble encore bien présente, estime le San Francisco Chronicle.

Deuxième procès en destitution pour le président péruvien Martin Vazcarra

Le président intérimaire fait face ce lundi à un nouveau procès en destitution, le deuxième en moins de deux mois, alors que son mandat s’achève dans moins d’un an. Martin Vizcarra est accusé d’avoir touché des pots de vin dans l’attribution de contrat public en 2014, lorsqu’il était gouverneur de la région de Moquegua, rappelle La Republica. En septembre le Parlement avait déjà tenté de le destituer, mais les quatre-vingt-sept votes nécessaires n’avaient pas été atteints.

Le président, qui ira lui-même se défendre devant les parlementaires, n’est pas sûr de conserver son poste, selon El Comercio. Le quotidien fait état de fortes divergences au sein des différents partis. Le quotidien rappelle que Martin Vizcarra dispose d’un fort soutien populaire et que de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer une éventuelle destitution qui ne générerait que de l’instabilité dans un pays en pleine crise pandémique et économique.

La tempête Eta sème des victimes en Amérique centrale avant d’arriver en Floride

La tempête tropicale Eta qui vient de toucher terre en Floride laisse derrière elle un lourd bilan en Amérique centrale avec plus de 200 morts. C’est le Guatemala qui a été le plus fortement touché, précise le quotidien La Hora. À l’heure actuelle ce petit pays d’Amérique centrale recense 150 morts et des dizaines de personnes sont encore recherchées. Et les opérations pour porter secours aux personnes touchées sont complexes. Les inondations empêchent par exemple les pompiers d’atteindre certaines zones, selon Prensa Libre. Au Honduras, le quotidien El Heraldo fait également état de vingt-six personnes décédées et de milliers de familles qui n’ont plus de logement. Les dégâts seraient très importants et pourraient se chiffrer en milliards de dollars, précise le quotidien.

Une tempête qui oblige les autorités de l’État de Floride aux États-Unis à prendre des mesures, annonce le quotidien local El Nuevo Herald. Eta, qui est encore une tempête tropicale pourrait se transformer en ouragan de catégorie un dans les prochaines heures. Les écoles vont donc rester fermées dans le sud de la Floride ce lundi 9 novembre. Les habitants des zones à risque sont invités à quitter les lieux. Le gouverneur de l’État a d’ailleurs annoncé l’activation de l’État d’urgence dans certains comtés, ce qui doit permettre de mettre à disposition des abris pour les personnes évacuées.