À la Une: à dix jours du premier tour de l'élection présidentielle, la tension monte en Colombie

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Le candidat de gauche, Gustavo Petro, est toujours en tête des sondages, suivi du candidat conservateur Federico Gutiérrez. La perspective que le pays puisse peut-être élire pour la première fois de son histoire un président de gauche a de quoi effrayer apparemment une partie du secteur des affaires. À tel point que certains chefs d'entreprise n'hésitent pas à menacer leurs employés de licenciement si jamais ils votent pour Gustavo Petro, rapporte le journal colombien El País. Le cas le plus emblématique était celui de Sergio Araújo Castro : « Un salarié qui vote pour Petro ne s'intègre pas dans mon schéma commercial et doit tout simplement partir », a écrit sur les réseaux sociaux cet ancien homme politique de droite et chef de plusieurs entreprises.

Pour la Mission d'observation électorale colombienne, il s'agit là de « crimes électoraux contre le droit de voter librement », estime cette institution qui a réclamé « l'ouverture d'enquêtes et de sévères sanctions à l'encontre de chaque chef d'entreprise qui aurait tenté d'influer sur le vote de ses salariés », rapporte de son côté El Tiempo.

Brésil : Lula da Silva se remarie

Au Brésil, on vote dans cinq mois. Ce qui a laissé du temps au favori des sondages, Lula da Silva, pour se remarier. L'ex-président et adversaire de l'actuel chef d'État, Jair Bolsonaro, a dit oui à Rosangela da Silva, de 21 ans sa cadette. Cette sociologue et militante de la première heure du Parti des travailleurs est appelée à devenir la Première dame du Brésil si son nouveau mari remporte la présidentielle en octobre. « Ses deux précédentes épouses étant décédées, c'est déjà le troisième mariage pour Lula », rappelle La Folha. « La fête a eu lieu dans un quartier résidentiel de São Paulo. Parmi les 200 invités se trouvaient des hommes et des femmes politiques, à l'instar de l'ancienne présidente Dilma Roussef, mais aussi de nombreux artistes, comme le chanteur Gilberto Gil. »

Dans un climat de polarisation politique exacerbée, le mariage de l'homme fort de la gauche brésilienne a suscité de vives attaques de la part des partisans de Jair Bolsonaro. Ces militants d'extrême droite ont mis en cause le train de vie luxueux de Lula, présenté par ses sympathisants comme le porte-voix des pauvres. « Plusieurs individus se sont présentés devant la résidence où se tenait la fête du mariage et ont crié "Lula voleur" », rapporte d'ailleurs O Globo. « Par la suite, quatre unités de la police militaire ont été déployées sur place pour renforcer la sécurité de l'évènement. »

Sommet des Amériques à Los Angeles en juin : qui vient, qui ne vient pas ?

Au Nicaragua, le président Daniel Ortega fait savoir qu’il n’est « pas intéressé par le Sommet des Amériques ». Cet événement doit théoriquement réunir début juin tous les pays du continent américain à Los Angeles, en Californie. Mais l'administration Biden ne veut pas de chefs d’État qui n’auraient pas été démocratiquement élus. Washington a donc décidé de ne pas inviter les présidents de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua.

« Daniel Ortega a fustigé hier à Managua ce qu’il qualifie de "marginalisation" des trois pays », écrit le journal La Prensa. « C'est une honte, ce spectacle que les dirigeants yankees offrent avec ce fameux sommet qu'ils appellent le Sommet des Amériques », s'est exclamé le président nicaraguayen dont la réélection a été contestée par une bonne partie de la communauté internationale.

Trois pays latino-américains n'ont donc pas été invités au sommet à Los Angeles. D'autres ont annoncé qu'ils n'iraient pas. À l'instar du Mexique, dont le président a déclaré qu'il ne viendrait que si tous les pays du continent étaient au rendez-vous. Ce qui incite la revue américaine Americas Quartely à s'interroger sur « la raison d'être de ces Sommets des Amériques : s'agit-il d'une récompense pour bonne conduite, d'une opportunité pour les pays qui partagent les mêmes valeurs de planifier un meilleur avenir ou d'une occasion de dialoguer autour des défis communs, même entre voisins qui ne sont pas du tout d'accord ? ».

Quoi qu'il en soit, résume le magazine, ce sommet à Los Angeles ressemble « à un moment majeur dans la relation entre les États-Unis et leurs voisins du sud. De nombreux gouvernements latino-américains estiment que la gestion de la liste des invités par M. Biden est une tentative malvenue de revenir aux années 1990, lorsque Washington dominait tout le continent. Mais cette époque est révolue ».

Et Americas Quartely de conclure : « Les pays d'Amérique latine ont désormais la Chine comme partenaire. Et force est de constater que l'administration Biden n'a pas grand-chose de nouveau à leur offrir en matière de commerce ou d'investissement. Pour de nombreux pays latino-américains, c'est donc l'occasion rêvée de tenir tête à Washington… et de montrer ainsi que nous sommes bel et bien en 2022 ».

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