Édouard Philippe juge sa mise en concurrence avec Gabriel Attal « sans intérêt »

Dans un entretien fleuve accordé au Parisien ce vendredi 23 février, en marge d’un déplacement à La Réunion, Édouard Philippe a affiché ses ambitions politiques pour les mois à venir. Le maire du Havre ne cache pas avoir l’élection présidentielle de 2027 en ligne de mire, sans pour autant être en concurrence avec Gabriel Attal. Premier ministre depuis janvier dernier, l’élu de 34 ans s’avance comme un élément majeur de la majorité en vue de cette échéance.

Philippe prêt à aider Attal

Le quotidien annonce qu’Édouard Philippe a commencé son interview en bottant en touche : « Ce n’est pas le sujet (la présidentielle de 2027). Je viens ici pour écouter, et pour comprendre. Pas pour faire des annonces. » Finalement, celui qui a siégé à Matignon de 2017 à 2020 s’est révélé au cours de l’entretien : « Il y a beaucoup de gens qui disent que parler de 2027 maintenant, c’est beaucoup trop tôt. Mais si la stratégie en 2027 est celle qui prévaut pour préparer les européennes en 2024… alors, je préfère y penser tôt. Trois ans pour se préparer, c’est court. Je sais où je vais, c’est assez réfléchi. »

Au cœur des nombreux sujets évoqués, de l’agriculture à l'économie, l’ancien Premier ministre lors du premier mandat d’Emmanuel Macron a démenti toute rivalité avec Gabriel Attal qui occupe désormais ce poste. « C’est aussi attendu que sans intérêt », a déclaré le maire du Havre à propos de cette mise en concurrence. Édouard Philippe a révélé qu’il échangeait « régulièrement » avec son c...


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