La nouvelle ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, a dressé dans "Libération" ses priorités pour la conférence environnementale prévue à la rentrée : l’énergie et biodiversité. Vous êtes satisfait?
- Sur les priorités, rien à dire. Mais le problème c’est que je ne l’entends pas reprendre, pas plus qu’Ayrault dans son discours de politique générale, l’idée d’un grand débat public national et citoyen sur le modèle énergétique en France. C’était pourtant une promesse du candidat Hollande. Est-ce juste un "oubli" ou la volonté de réduire la voile pour s’en tenir à une discussion entre experts et acteurs sociaux comme au Grenelle ?
J’ajoute qu’il ne faudrait pas qu’on ouvre ce débat en en donnant déjà les conclusions. François Hollande a dit qu’il voulait passer de 75% à 50% d’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025, ce qui, selon l’accord PS-EELV signifie la fermeture de 24 réacteurs. Ça ne peut pas être juste "on ferme Fessenheim" dans ce quinquennat et les 23 restants dans le suivant, y’a un truc qui ne va pas ! Il faut que les Français puissent discuter des scénarios, et qu’on se pose la question de l’option nucléaire en France au-delà de 2025.
Delphine Batho dit clairement son opposition au projet de taxe carbone défendu par Europe Ecologie-les verts…
- C’est le plus grave ! Je trouve qu’elle fait preuve d’une très grande légèreté, à plusieurs niveaux. D’abord sur le plan de la réflexion. Tout le monde perçoit aujourd’hui qu’il faut passer d’une (...)
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