Bradley Manning, soupçonné d'être la « taupe » de WikiLeaks, devait être formellement mis en accusation aujourd'hui par la justice
américaine, avant son procès en cour martiale où il encourt la prison à perpétuité. Lors d'une audience devant le tribunal militaire de Fort Meade (dans l'État du Maryland), le jeune soldat de 24 ans doit se voir lire son acte d'accusation qui comporte 22 chefs, dont le plus grave est « collusion avec l'ennemi ». La justice devrait aussi annoncer la date du procès, qui ne démarrerait pas avant le mois de mai selon le réseau de soutien du jeune soldat.
Bradley Manning est accusé d'avoir transmis au site WikiLeaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan ainsi que 260 000 dépêches diplomatiques du département d'Etat, déclenchant une tempête dans les chancelleries du monde entier.
S'il est reconnu coupable, il encourt la peine maximale de prison à vie, indiquait au début du mois un bref communiqué de l'armée. On « s'attend à ce qu'il plaide non coupable » aujourd'hui, a indiqué Jeff Paterson, chargé de la défense de Bradley Manning dans son réseau de soutien.
Durant sept jours d'audience préliminaire en décembre, la défense avait invoqué des problèmes liés à l'homosexualité de Manning confronté, lors de son déploiement en Irak de novembre 2009 à mai 2010, à un environnement hostile contre lequel ses supérieurs n'avaient pris aucune mesure. Mais le lieutenant-colonel Paul Almanza, président du tribunal militaire de Fort Meade, a « conclu que les accusations » étaient fondées et que « des motifs raisonnables laissaient croire que l'accusé avait commis les faits qui lui sont reprochés ».
Pour les partisans du jeune soldat, « la lecture de l'acte d'accusation interviendra alors que Bradley Manning a été nommé pour le prix Nobel de la paix par des députés islandais. » Il n'est pas (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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