Ça aurait pu s’appeler «Le Web pour ma tatie Josette». Ou : «Je vais leur en boucher un coin, à mes mômes». Les Miscellanées d’Internet, du coach en identité virtuelle Antoine Dubuquoy et de l’animateur du Mouv’ Nico Prat, propose un patchwork d’éléments attendus et moins attendus qui constituent le réseau.
Il est question des personnages propulsés sur l’avant-scène de la Toile - depuis Justiiiiiin Bieber à Chuck Norris en passant par Loïc Le Meur ou Nyan Cat («Oui, Tatie, ton chat peut aussi être une star sur YouTube») -, des liens de Radiohead avec le Net, des dix comptes Twitter les plus suivis (@ladygaga, @BarackObama) et des wiki - pédia - pourris… On y apprend les mots de passe les plus utilisés («Tatie, si ça te paraît simple "1,2,3,4", il y a des chances que d’autres y penseront»), l’identité des dix pères fondateurs du réseau, l’origine secrète de l’arobase, ou ce qui se passe en soixante secondes sur le Web - et il s’en passe. On ricane des «bons mots» des antiWeb (Jacques Séguéla, expert en la matière : «Internet est la plus grande saloperie inventée par l’homme»), et on décrypte le leet speak, un langage purement g33k («geek»), comme nul ne l’ignore.
Les Miscellanées d’Internet est ludique, quoiqu’un peu inégal. On regrette particulièrement l’absence d’illustrations et plus encore le manque de contextualisation (les «meilleurs piratages de tous les temps», c’est-à-dire ?) ; un langage parfois trop spécialisé, ou pas assez sous-titré : Tatie Josette aurait bien voulu savoir de quoi on cause quand on lui parle de «sex tape»… Et la Darpa, kekséksa ? Et l’Arpa ? L’ensemble, foutraque, aurait par ailleurs mérité d’être rubriqué. @Tatie s’y serait mieux retrouvée.
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