Un virus informatique créé par les Etats-Unis et Israël a été détecté par Téhéran. Deux ans après la révélation de Stuxnet, la cyberguerre fait rage.
En attendant de nouvelles sanctions contre l’Iran, l’Amérique s’est engagée dans un drôle de bras de fer avec le régime de Téhéran et a choisi d’intensifier ce qu’elle appelle même sa «cyberwar», une guerre électronique. Plusieurs officiels viennent ainsi de confirmer cette semaine que les Etats-Unis et Israël avaient développé un virus informatique baptisé Flame, dont on a appris l’existence le mois dernier, pour attaquer les ordinateurs centraux du programme nucléaire iranien. «Il s’agit de préparer le champ de bataille pour un autre type d’action secrète, a précisé un membre des services secrets américains au Washington Post. Notre cyberguerre contre l’Iran est déjà très avancée.»
A en croire les différentes sources citées dans la presse, le logiciel Flame est capable de provoquer d’énormes dysfonctionnements dans les infrastructures informatiques des centrales nucléaires. Il peut s’introduire dans les réseaux et y collecter des milliers d’informations, comme la copie de codes secrets, de mails ou de données confidentielles, et passer outre les logiciels de sécurité. Flame avait été découvert fin avril par les Iraniens eux-mêmes, alors qu’Israël avait apparemment décidé de l’utiliser de façon unilatérale dans une attaque ciblée contre le ministère du Pétrole iranien. «C’est un outil ultra-performant qui permet, par exemple, de récolter de nombreuses données et de les falsifier pour saboter toute une architecture informatique», précise cet expert des attaques électroniques qui a collaboré un temps avec le gouvernement américain.
Sabotage. Ces nouvelles informations témoignent de la campagne de guérilla électronique d’envergure lancée par les Etats-Unis contre l’Iran. Début juin, dans son livre Confront and Conceal - dont un long extrait est paru dans le New York Times -, le journaliste David Sanger révélait que, dès (...)
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