"Nous ne serons pas des godillots." Jean-Luc Mélenchon l'avait annoncé, avant même la fin des élections législatives. Les premiers pas de la nouvelle majorité socialiste ne l'ont pas convaincu. Le leader du Front de gauche commence à charger le gouvernement. Et assure sur BFM TV jeudi 28 juin que s'il "était député, il s'abstiendrait lors du vote de confiance du gouvernement Ayrault", prévu mardi prochain, pour l'ouverture de la session extraordinaire de l'Assemblée nationale.
Pour bien montrer sa nuance et préciser qu'il ne serait pas dans l'opposition, Mélenchon a précisé "davantage faire confiance à ce gouvernement" qu'à une majorité "de droite".
Jean-Luc Mélenchon en profite également pour tacler Manuel Valls pour ses propos sur la régularisation des sans-papier au cas par cas. "Il vient de valider une thèse absurde, anti-économique, ridicule du Front national. Personne n'a dit qu'être de gauche se définissait par le fait de donner des papiers ou ne pas en donner. Etre de gauche, c'est être partisan de l'humain d'abord" a ajouté l'eurodéputé.
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