Mathile Seigner et Josiane Balasko nous ont accordé un entretien pour la promo de leur dernier film Maman. Un film de femmes, sur l'amour maternel... Déficient.
Ne vous fiez pas à l'affiche, Maman n'a rien de la dernière comédie française potache. Le poster que vous avez sûrement vu placardé sur tous les bus récemment avec une Josiane Balasko, enchaînée à une chaise, l'air pitoyable a «quelque chose de mensonger» pour Mathilde Seigner. Celle qui joue Sandrine, dans le film nous confie - malgré sa défiance pour les sites internet- que: «certes les gens ont envie de rire, toujours rire, mais moi je vends plus de l'émotion dans ce film».
Car Maman, le dernier film d'Alexandra Leclère, traite du manque d'amour maternel. Un sujet grave, très peu abordé au cinéma.
Deux jeunes femmes, Sandrine (Mathilde Seigner) et Alice (Marina Foïs), retrouvent leur mère qu'elles n'ont pas vue depuis vingt ans, interprétée avec brio par Josiane Balasko. Au lieu de tenter de rattraper le temps perdu, celle-ci s'acharne à rabaisser, mépriser, blesser sa progéniture.
Pourtant, la fille aînée a certes l'air parfaitement bien dans ses pompes, mais les hommes l'encombrent et elle se préfère en célibattante endurcie. Sa soeur cadette est quant à elle beaucoup plus meurtrie par le manque de maman. Elle n'a jamais eu droit à un regard valorisant. Jamais elle n'a pu compter sur ce tuteur. Incapable d'avoir un enfant, elle a préféré interrompre certaines grossesses plutôt que de risquer de ressembler à ce personnage honni.
C'en est trop. Sandrine et Alice décident de kidnapper leur marâtre pour l'obliger à les aimer.
Un procédé comique surprenant qui dédramatise ce sujet délicat des carences affectives dévastatrices à l'âge adulte. Et certaines scènes cocasses viennent rythmer ce film dur: la mère sédatée qui ne se doute pas du complot hourdi par ses filles, les deux jeunes femmes qui luttent pour porter cette génitrice plutôt (...)
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